Hors-jeu : Erreur stratégique

La phase finale de coupe d’Afrique débutera Samedi ave le match d’ouverture qui opposera le Mali au Liberia dans le stade du 26mars. La fete du football africain qui regroupe 16 pays répartis en quatre groupes va se disputer durant vingt jours. Cette compétition continentale vieille depuis plus de quatre décennies a acquis ses lettres de noblesse au fil des ans, mais elle n’a forgé sa réputation actuelle que dans les années 80. La retransmission télévisée aidant, la CAN est devenue une manifestation de grande envergure qui attire les férus du football mais aussi les spécialistes venant de tous les coins du monde. Plusieurs télévisions européennes voire asiatiques commencent à retransmettre les matchs en direct. Mieux encore, les entraîneurs et les managers des clubs européens assistent de plus en plus à cette compétition pour dénicher les oiseaux rares. Fini le temps où la coupe d’Afrique se déroulait à huis clos dans un pays lointain sans aucune couverture médiatique.
C’est curieux, cette compétition focalise l’attention et l’intérêt de tout le monde sauf notre pays qui continue à y participer sans aller plus loin dans ses ambitions. Pis encore, notre pays qui a démontré son savoir-faire dans l’organisation des manifestations sportives ne l’a accueillie qu’une seule fois en 1988. C’est peu pour un pays qui s’est toujours considéré comme la locomotive du football africain. Aujourd’hui toute cette donne a changé puisque la cote de l’équipe nationale a beaucoup baissé par rapport à plusieurs sélections africaines devenues une référence sur la scène mondiale. Il faut reconnaître que les dirigeants successifs de la fédération royale marocaine de football ont tout fait pour que cette régression se produise. Comme la CAN se déroule quelques mois avant la coupe du monde, les entraîneurs du onze national faisaient peu de cas de cette compétition pour se concentrer exclusivement sur le Mondial. Les résultats ont suivi : le Maroc n’a qu’une seule coupe dans son escarcelle et ne compte qu’une seule organisation de la CAN. Pourtant l’équipe nationale était favorite à maintes reprises surtout en 1986 avec le groupe de Zaki et en 1998 avec la bande de N’aybet. Comme il est difficile de reconstituer un groupe aussi talentueux, il faut attendre longtemps pour retrouver une génération aussi douée. Erreur stratégique.

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