Hors-jeu : Grandes et petites équipes

Le WAC a été tenu en échec par l’USM d’Alger dans son temple du complexe Mohammed V. Un nul vierge qui ne l’avantage aucunement pour le match retour des demi-finales de la coupe d’Afrique. Son grand rival, le Raja, a fait mieux en s’imposant par un seul but face à l’équipe congolaise du Tout-Puissant Mazembé. Mais cette victoire étriquée ne constitue pas une grande prouesse des vert et blanc qui évoluaient dans leur fief avec le soutien inconditionnel de leurs supporters. C’est dire que dans le continent africain, la notion de petites et grandes équipes est devenue totalement obsolète.
Le football africain, surtout celui des pays sud-saharien, n’a pas cessé de progresser et ce, même dans les petits pays qui ne possèdent pas une vielle culture footbalistique. Qu’il s’agisse de clubs ou de sélections nationales, la machine du football africain est devenue assez huilée tant sur le plan individuel que sur le plan collectif. Auparavant, les techniciens étrangers reprochaient aux footballeurs africains leur manque de discipline dans le jeu d’ensemble et leurs penchants aux prouesses individuelles. Mais ces lacunes ont été depuis longtemps comblées par une rigueur tactique bien assimilée et qui sied parfaitement aux potentialités physiques qui caractérisent les footballeurs africains. À tel point que les sélections de Malawi, le Gabon, les deux Congo et bien d’autres nations sans passé footbalistique, donnent du fil à retordre aux plus huppées des équipes africaines.
Il y a quelque temps encore, l’équipe sénégalaise était considérée comme un petit poucet face aux ogres du football africain qu’étaient le Ghana, le Nigeria, le Cameroun, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie. Mais depuis l’avant-dernière CAN, les Sénégalais sont sortis de leur longue hibernation pour développer un jeu de bonne facture qui a connu son summum lors de la dernière coupe du monde. Il faut se méfier des soi-disant petites équipes africaines qu’elles soient l’équipe congolaise de Mazembé ou même la sélection nigérienne.
La lourde défaite de cette dernière face au onze national ne signifie aucunement qu’elle est la dernière de la classe. Tous ceux qui connaissent les choses du football peuvent prévoir que dans d’autres conditions, cette même équipe risque de renverser la vapeur face au même adversaire. Un sparring-partner, quelle que soit sa valeur du jour, peut livrer à l’entraîneur national beaucoup de secrets qu’il est le seul à déceler au sein de son équipe. L’entraîneur Baddou Zaki avait certainement une idée bien précise de ce qu’il devait tirer du match de l’équipe nationale contre le Niger. Il est d’ailleurs le seul maître à bord et par conséquent il assume tout seul la responsabilité d’atteindre les objectifs qui lui sont assignés par la FRMF. C’est cela l’essentiel.

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