Hors-jeu : Justice est faite

Il y a quelques semaines à Lausanne (Suisse), Thomas Bach, membre du Bureau exécutif chargé du rapport sur le cas Jerome Young, avait déclaré que le Comité international olympique (CIO) pourrait prendre d’éventuelles sanctions à l’encontre de la Fédération américaine d’athlétisme (USATF) et notamment refuser d’accréditer ses dirigeants aux Jeux d’Athènes en 2004. L’événement a eu lieu dans le cadre de la commission exécutive du CIO. Le lendemain, suite à cette déclaration, une porte-parole de l’USATIF a déclaré à Greensboro (Caroline), que la Fédération américaine d’athlétisme ne fera aucun commentaire concernant l’idée du CIO. Ce dernier, ainsi que le Comité national olympique américain (USOC) ont demandé à maintes reprises à l’USATF de leur fournir des informations sur Young, contrôlé positif (nandrolone) en 1999 et médaillé d’or avec le relais 4×400 m américain aux JO de Sydney l’année suivante. Le même athlète a remporté l’été dernier le titre mondial du 400 m à Paris avant de participer au sacre mondial du 4×400 m américain.
Mais l’USATF avait opté dans un premier temps pour le silence et a décidé de ne prendre aucune mesure et de ne donner aucune information au CIO, concernant le cas Young, évoquant le code de confidentialité. Cela fait maintenant plusieurs mois que les relations entre l’USATF et l’USOC sont tendues, car ce dernier avait sommé la Fédération américaine de coopérer avec le Comité international olympique (CIO) dans l’affaire de dopage de Young.
Jusqu’à dimanche 2 février. L’USATF a enfin reconnu dans une lettre officielle au comité olympique américain (USOC), que Jerome Young était bien l’athlète concerné par un contrôle positif à la nandrolone en 1999. Bill Roe, le président de l’USATF s’est excusé dans une lettre écrite au nom de l’organisme pour les fautes qu’ils auraient pu commettre. Il a confirmé l’incrimination de Young. Récapitulons. Le champion du monde en titre du 400 m, avait été médaillé d’or avec le relais 4×400 m aux jeux Olympiques de Sydney (2000), alors qu’il était sous le coup d’une enquête à la suite d’un contrôle antidopage positif. Par crainte de poursuites judiciaires, l’USATF s’était abstenue de le suspendre à titre conservatoire et même de rendre l’affaire publique. Après les Jeux, le coureur avait été blanchi en appel et le Tribunal arbitral du sport (TAS) avait, sans juger l’affaire sur le fond, validé la procédure suivie par l’USATF. La lettre de Roe, elle, explique que les fameuses règles de confidentialité ne constituaient en aucun cas une manoeuvre visant à embarrasser le mouvement olympique. Mais c’est surtout grâce à l’Agence mondiale antidopage (AMA), basée à Montréal, que l’affaire a fini par aboutir par le triomphe de la loi de la déontologie. L’AMA avait pris en effet la décision irréversible de traquer sérieusement ce fléau extrêmement nuisible aux valeurs du sport. Le patron de l’AMA, Dick Pound avait promis effectivement que la lumière sur ce cas allait être établie et que des mesures appropriées seraient prises dès que possible. Promesse tenue, et c’est à l’honneur de la crédibilité des instances internationales.

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