Hors-jeu : La boucle est bouclée

Rien ne va plus dans un football dirigé par un GNF en chute libre vers l’inconnu. Si cela continue au rythme des forfaits des clubs comme le désistement consommé du RBM et celui prévu par la JSM, on va vers une faillite totale du système. Même le WAC, grand parmi les grands du football africain, n’est plus certain qu’il pourrait faire le déplacement à Abidjan le 12 avril pour disputer un match de coupe d’Afrique. Et pour cause, le club casablancais connaît une crise financière sans précédent jusque ne plus pouvoir payer ses joueurs.
Ces derniers n’ont pas encore perçu leurs salires du mois de février ni de mars sans pour autant perdre de leur motivation et leur engagement à défendre les couleurs du club. C’est le président Doublali qui l’affirme en rendant un vibrant hommage à ses joueurs et en fustigeant le GNF de tous les maux. Doublali ne tire pas sur une ambulance mais sur des dirigeants qui affichent une bonne santé et un moral d’acier alors que leur bateau coule.
Une terrible insouciance qui risque de faire couler beaucoup de clubs dont notamment le WAC auquel le GNF doit les frais de déplacement relatifs à trois rencontres africaines. Il s’agit des voyages effectués à Dakar l’année dernière et ceux d’Alger et Dakar dont le montant s’élève à des dizaines de millions de centimes.
Sans oublier une autre dette de 150 millions de centimes concernant les matches locaux en plus des droits de retransmission que 2 M doit rembourser à l’équipe. Cela commence à chiffrer pour que le club n’en souffre pas et soit à quelques encablures pour déposer le bilan. On peut imaginer et comprendre que le GNF connaît, lui-même, des difficultés financières, tout comme pour la chaîne 2M, mais les deux parties devraient au moins l’admettre publiquement. D’autant plus que lorsque le président Doublali a voulu informer l’opinion publique de la situation financière du club, on l’a traité de fauteur de trouble. Doublali a été tellement offusqué d’avoir été traité de « criminel  » qu’il a démissionné de son poste à la FRMF.
L’homme, le dirigeant et le Wydadi qu’il est n’a fait que défendre son club et réclamer le dû du WAC pour que celui-ci ne sombre pas dans une crise sans fin. Maintenant, si le GNF ne s’acquitte pas de ses créances envers le Wydad avant la date du match à Abidjan, c’est que certains dirigeants veulent qu’on lave le linge sale de notre football en Afrique. Ce serait une énième insouciance mortelle pour notre football.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *