Hors-jeu : La commission individuelle

La réunion du conseil consultatif fédéral s’est articulée sur la lecture des rapports de trois commissions. : la première concerne la mise à niveau, la deuxième a trait au football de masse et la troisième rallie l’infrastructure aux sélections nationales. Sans vouloir aucunement minimiser le travail théorique de ce Conseil, force est de constater que ce projet de reforme ressemble à un cautère sur une jambe de bois. Non pas qu’il est médiocre ou irréfléchi, bien au contraire, il constitue une petite révolution dans les moeurs de la fédération. Mais il est difficile de voir cette reforme se concrétiser un jour sans un changement radical d’hommes. Il faut se rendre à l’évidence et convenir que si le problème de notre football est d’ordre structurel, les hommes qui le dirigent ont autant de failles que ses structures et ses infrastructures.
Chez nous, on fait peu de cas de l’importance des ressources humaines dans toute entreprise, qu’elle soit sportive, économique, sociale ou politique. Depuis l’indépendance, on reprend perpétuellement les mêmes, dans les partis politiques, dans les appareils de l’Etat, dans l’économie et les finances ainsi, bien sûr, que dans le sport. La fédération regorge de vieux cumulards qui ont connu plusieurs comités successifs sans jamais laisser de place à l’apport de nouveaux venus. Ces derniers sont pourtant plus frais, plus dispos et au diapason de l’air du temps pour que leur apport soit plus consistant et plus visionnaire. Normal que rien ne marche dans notre football et qu’au sein de ce Conseil consultatif, une mentalité révolue continue à rouiller les mécanismes de tout esprit d’initiative.
L’exemple de la commission des infrastructures et des sélections nationale est assez édifiant dans ce qui pourrait advenir de ce projet. Cette commission qui est présidée par Mohammed Gartili est composée de cinq membres mais ressemble à une coquille vide dans la réunion du conseil consultatif. Car figurez-vous Gartili a présidé la réunion de sa commission sans qu’aucun de ses membres ne soit présent autour de la table.
Trois étaient absents et le quatrième qui n’est autre qu’Abdallah Ben Hsein a préféré discourir sur d’autres thèmes. Quand on connaît la personnalité de cet homme trop rompu aux choses du football, on sait pourquoi il était présent dans la salle et absent dans la commission. Le comble, c’est que Gartili, a lu solennellement son rapport devant l’assemblée comme s’il avait effectivement dirigé une commission composée d’êtres humains. C’est la commission zéro… de l’individualisme intolérable.

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