Hors-jeu : La farce d’Aouzal

Le bureau fédéral de la FRMF se réunit aujourd’hui pour étudier les rapports des différentes commissions ayant rencontré les acteurs de notre football après la débâcle de la CAN. On sait d’avance qu’il n’y aura pas de révolution décisionnelle à part, peut–être, la nomination d’une nouvelle direction technique.
La seule révolution qui aurait dû se produire, si la logique de l’échec était respectée, c’est la démission collective du bureau fédéral. Mais nos dirigeants n’ont pas eu le courage de culpabiliser et de transformer leur mea culpa en acte. Ils ont préféré s’accrocher à leurs privilèges pour gommer leurs noms des pages de l’histoire qu’ils auraient marquées en démissionnant.
Comble d’ironie, le seul membre qui a « osé démissionner », en l’occurrence M’hammed Aouzal, sera présent aujourd’hui à cette réunion. Une démission qui, curieusement a suscité un tollé général et une kyrielle de communiqués de soutien du GNF, du comité Raja, des supporters et de la presse. Il ne manquait que l’ONU. Même le Premier ministre Youssoufi ne saurait se targuer de ce mouvement de soutien s’il avait dit qu’il se retirerait de la scène politique. S’il avait dit, car figurez-vous, jusqu’à preuve de contraire, Aouzal n’a pas déposé sa démission par écrit. Autrement, il n’a jamais démissionné ni de la fédération, ni du GNF, ni du comité provisoire de l’athlétisme, ni même du comité directeur du Raja. Il a uniquement démissionné par le verbe auprès de la presse qui a amplifié son intention, vraie ou fausse, pour faire l’effet qu’elle a fait. C’est terrible, mais la farce d’Aouzal a tellement marché qu’il a mené en bateau tout le monde y compris le bureau du GNF lequel a publié un communiqué de soutien ridicule. Il soutient l’intention d’un acte non produit et dénonce une pensée inamicale non avérée de Doublali à l’encontre d’Aouzal. Voilà comment la science-fiction a fait du président du GNF un martyre, un dirigeant hors pair, une victime et par conséquent un homme célèbre.
Du coup, le bureau du GNF a sauté sur l’aubaine pour s’en prendre au président du WAC dont le seul tort est d’avoir critiqué la mauvaise gestion de cette instance. Un Groupement illégitime puisqu’il ne respecte même pas ses règlements et fait fi de la loi comme l’a avoué et répété, inconsciemment, l’un de ses membres. Dans ce désordre des choses, la non-démission d’Aouzal rentre dans l’ordre d’un illogisme préétabli. Vive la cacophonie !

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