Hors-jeu : La farce de Najib Salmi

Hors-jeu : La farce de Najib Salmi

Le rapport d’inspection de la FIFA sur les potentialités des pays candidats à l’organisation de la Coupe du monde a été interprété d’une manière abracadabrante par les uns et les autres. Pis encore, certains ont tellement mal lu ce rapport de près de 100 pages, qu’ils ont été acculés à commettre des erreurs de transcription. D’où des conclusions hâtives et des réactions intempestives des concurrents directs du Maroc, de la presse marocaine relayée subtilement par les médias étrangers. Le commentaire de notre confrère Najib Salmi de « l’Opinion » a été tellement désespérant qu’il a fait boule de neige chez ceux qui n’ont jamais caché leur animosité envers notre pays.
Certes, Najib Salmi est une référence dans la presse sportive nationale, puisqu’il en est à la fois le doyen et le président de l’Association des journalistes. Mais ,en bon croyant, il sait tres bien qu’il n’est pas parfait et que, comme tous les mortels, il lui arrive de commettre des erreurs . Sauf que sa rapidité à dégainer pour se différencier de ses confrères lui a fait dire ce que la FIFA n’a pas dit. En effet, à aucun moment, le rapport n’a donné le classement et la notation qui place le Maroc en troisième position, derrière l’Egypte avec la mention «bien».
La vérité, c’est que notre pays est classé deuxième ex æquo avec l’Egypte comme ayant une potentialité pour organiser une « Très bonne coupe du monde ». Une appréciation qui n’aurait pas du faire paniquer le rusé Najib Salmi qui connaît bien les rouages de la FIFA. Sauf que nos détracteurs ont sauté sur son article pessimiste causé par une erreur de notation pour fustiger le Maroc.
L’agence de presse algérienne (APS), pour les raisons que chacun sait, a repris de larges extraits de l’article de l’Opinion pour étaler ses venimeux mots et maux contre notre pays. Tout comme l’agence de presse française (AFP), qui aime à se délecter et surtout à surdimensionner les critiques maroco-marocaines. La mauvaise foi est flagrante, surtout lorsqu’on sait que ni l’APS , ni l’AFP n’ont daigné relever les énormes failles du rapport de la FIFA. Notamment celle qui qualifie l’Afrique de sud comme étant le pays où le football est plus ancré qu’au Maroc et qu’en Egypte. Apparemment, les membres de l’inspection de la FIFA sont allergiques à l’histoire du football africain. Laquelle est têtue quand elle suit les traces de ces deux pays comme étant les deux précurseurs du football africain en Coupe du monde. Quant à l’Afrique du Sud, elle a été longtemps dominée par l’apartheid et les sports anglo-saxons.
Son football n’a pu émerger qu’au début des années quatre vingt-dix , quand la CAF lui avait accordé l’organisation de la CAN. Heureusement que l’histoire n’est pas amnésique et que l’appréciation du rapport de la FIFA n’est pas synonyme de vote. Najib Salmi sait mieux que d’autres que tout se passe à Zurich le 16 mai à 11 heures précises et non pas la veille. Il sait, comme nous tous, que les enjeux économiques, politiques et autres s’arrêtent dans l’isoloir constitué par le bulletin du votant et sa conscience. C’est le seul moment, peut-être, où le membre exécutif de la FIFA se débarrasse de toutes les pressions pour agir comme bon lui semble.
Le 6 juillet 2000 à Zurich, Najib Salmi, beaucoup de journalistes marocains et du monde entier ont découvert que le rapport d’inspection ne servait à rien. La veille, un membre du comité exécutif de la FIFA, le Neo-zélandais Charles Dembsey avait surpris tout le monde en quittant la Suisse en catimini. Il pensait certainement à autre chose qu’au rapport d’inspection de la FIFA ou à l’histoire du football des pays candidats. Ce jour là, le miracle n’a pas eu lieu parce que tout simplement les hommes sont faillibles pour renverser le classement du rapport d’inspection du fond en comble. C’est la farce qui a prévalu.

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