Hors-jeu : La loi du talion

Le président délégué du KACM, Mohamed Benchekroune , tient aujourd’hui une conférence de presse pour éclaircir la situation inextricable du club.
Une situation de crise sans précédent qui a fait sombrer l’équipe marrakchie dans les méandres de la zone de relégation. Il est étonnant tout de même qu’un club qui possède des biens immobiliers évalués à 12 milliards de centimes soit arrivé à quémander de l’argent pour survivre. Il y a certainement anguille sous roche qui a poussé l’ex-président Mohamed Jazouli à démissionner pour laisser Mohamed Benchekroune seul aux commandes. Depuis, beaucoup de choses se sont passées et un nouveau président a été nommé sans que cela ne donne lieu à une assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.
Seule une réunion infructueuse a été tenue et au cours de laquelle le bureau a démissionné en bloc à l’exception du président délégué Mohamed Benchekroune. Ce dernier sera surpris comme tout le public marrakchi par la désignation en catimini d’Abdelmoumen Jouahari en tant que président du KACM.Une nomination qui a été décidée dans un cercle fermé en l’absence même du président délégué Benchekroun.
Ce dernier va garder son poste, mais sera tout simplement mis sur la touche et taxé en plus de tous les maux par le bureau actuel. La lutte des clans a commencé. Et comme par hasard la manne d’argent qui manquait terriblement au club a refait surface comme si le KACM ne vivait pas une crise financière.
Ce phénomène est très courant au KACM car à chaque fois que l’on veut évincer un dirigeant, l’argent se fait rare comme par enchantement, et il revient dès que le nouveau promu s’installe. Les ex-présidents, Smires, Taghrat, voire Lahbabi sont passés par là pour ne pas le savoir. Aujourd’hui la donne qui prévalait à l’époque a changé à l’instar du nouveau concept de l’autorité initié par Sa Majesté le Roi.
Du coup le président délégué, Mohamed Benchekroune, qui est soutenu par les associations de supporters, a osé dénoncer l’abus du pouvoir (voir interview ci-contre). Il tire justement sa légitimité du fait qu’il est membre du bureau de l’association Ansar et qu’il ne vivote pas dans le giron des barons qui ont fait main sur le KACM depuis des lustres. C’est pour cela qu’il ne craint pas une assemblée générale extraordinaire qui mettra les points sur les i et les hommes qu’il faut à la place qu’ils méritent.

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