Hors-jeu : La nuit de la justice

Il y avait trop de monde dans la salle. Tellement de monde que beaucoup de personnes connues et moins connues n’ont pas trouvé de place. C’était dans la nuit des stars qu’organise depuis dix ans notre confrère « El Mountakhab » pour primer les champions de l’année.
Du coup, il fallait s’attendre à quelques cafouillages aussi bien dans la notion du temps que celle de la technique du diaporama. Mais cette coquille « d’Al Mountakhab » fut sans conséquence sur la pertinence et les objectifs atteints de la soirée. Un ministre, aussi journaliste qu’il soit comme nous, tel Mohamed El Gahs est souvent acculé par ses responsabilités à accuser des retards. C’est pour cela d’ailleurs que personne parmi l’assistance ne l’a mis au banc des accusés. Bien au contraire. Le secrétaire d’Etat de la jeunesse n’a pas laissé l’occasion passer en remettant un trophée à la championne du taek Wondo pour devenir l’accusateur vivement applaudi.
La politique n’est pas loin et la justice est omniprésente quand le ministre évoque les jeunes en toute liberté. Le sport est une liberté, a dit Mohamed El Gahs pour enchaîner avec une subtilité préméditée sur la liberté d’écouter la musique. Salve d’applaudissement pour vaincre le signe indien d’une percussion satanique.
Tout le monde a compris le message du ministre qui a pris position dans l’affaire des jeunes condamnés pour avoir adoré la musique. Réquisitoire sans conviction et sans pièces à conviction. Sauf une : la musique adoucit les moeurs. Elle ne fut pas retenue. Par contre toute l’assistance s’est levée pour applaudir d’une manière nourrie les preuves réelles d’un homme qui a marqué l’histoire de notre football.
L’ambassadeur, Abderrazak Mekouar, même souffrant a tenu à venir pour se faire remettre le trophée du souvenir d’un gestionnaire hors pair. Monsieur football comme on l’appelait dans les hautes sphères a d’ailleurs été cité par tous ceux, dirigeants, joueur et arbitre qui ont eu l’honneur de monter sur l ‘estrade de la reconnaissance. Timoumi, Abrami, Moufid, Doublali et d’autres ont loué les grands mérites de cet homme qui avait révolutionné la gestion de ce sport depuis plus de deux décennies. Moment fort aussi est celui qu’ont concocté nos amis Badri et Idrissi pour faire venir Boulami et lui remettre le trophée de la solidarité.
Tout le monde réclame justice dans cette enceinte d’un hôtel de la place : El Gahs pour les jeunes, Mekouar pour le développement de notre football et toute l’assistance pour que Boulami soit innocenté d’une accusation satanique de dopage.
La championne Mouna Ben Abderrassoul, a, elle, rendu justice, à l’association marocaine de sport et développement dont les dirigeants ont décidé de la parrainer jusqu ‘aux jeux olympiques de 2004. Quant à l’entraîneur du HUSA, M’hammed Fakher, il a rendu justice à son équipe qui a -t-il dit sans elle, il ne serait pas ce soir. Mais la palme de la justice revient au directeur d’Al Mountakhab, Mustapha Badri et son rédacteur en chef, Baddreddine Idrissi, qui ont rendu des verdicts justes en faveur des sportifs méritants de l’année.

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