Hors-jeu : La réalité du terrain

Mercredi dernier, le Premier ministre a présidé une réunion consacrée à la question de la candidature du Maroc à l’organisation de la coupe du monde 2010. Ont assisté à cette réunion plusieurs ministres dont notamment ceux de l’intérieur, des finances, de l’équipement, de la jeunesse et bien évidemment, le président de la FRMF, le Général de corps d’armée, Housni Benslimane. Il était temps car dans cette conjoncture de morosité économique, politique et sportive, l’opinion publique attend de signaux forts d’un gouvernement qui semble traîner le pas. Il faut la dire clairement et sans détour le climat général est très affecté par un attentisme maladif qui laisse planer un sentiment de doute chez la population.
La famille sportive est particulièrement mise à l’épreuve ces derniers temps après avoir subi de multiples revers en butant sur l’échec toutes les disciplines confondues. Ce malaise a été accentuée par la décision du gouvernement Jettou, qui dans la précipitation, a dissous le ministère de la jeunesse et des sports sans aucun préavis. Depuis, tout est suspendu dans le ciel de l’incertitude. D’autant plus que rien ne filtre sur les intentions du gouvernement quant à l’organe qui va suppléer le ministère dissous où les fonctionnaires vivent une situation intenable.
L’embargo imposé par le gouvernement sur ce sujet ne fait que renforcer ce sentiment de doute et d’incertitude. La rumeur envenime davantage cette situation précaire. Va-t-on vers la création d’un haut-commissariat au sport, ou celle d’un Conseil national ou vers un retour à la case départ en réhabilitant le ministère des sports ? Certaines sources affirment que les plus hauts dirigeants du sport ont fait savoir au Premier ministre que ce statu quo devient de plus en plus préjudiciable. Autrement dit, ils demandent à la primature d’accélérer le processus de la constitution d’une instance supérieure du sport quelle que ce soit sa forme.
D’autres sources affirment que la création d’un haut-commissariat est devenue sujette à caution. Cette instance suppose une autonomie morale et financière avec un budget substantiel réservé au fonctionnement mais aussi à la construction des infrastructures.
La candidature du Maroc à l’organisation de la coupe du monde exige de cette instance la construction et la réfection des stades mais aussi la mise en place d’autres structures et infrastructures. Tout un programme que le Premier ministre a discuté avec une pléthore de ministres lors de la réunion de mercredi.
Ces derniers savent que le temps presse pour un cahier de charges très lourd par ses exigences et qu’il faut remettre aux responsables de la FIFA avant le mois de mai. Le chantier de la coupe du monde ne peut se faire dans des conditions où notre sport manque de repères et d’instance dirigeante. Plus que jamais le gouvernement doit fouler le terrain pour être plus proche de la réalité.

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