Hors-jeu : La stratégie Zaki

La bonne étoile de Zaki ne l’a finalement pas abandonné. Sa persévérance et son assiduité commencent à porter leurs fruits. Pas tant à cause des résultats, car s’octroyer les trois points de la victoire est souvent une question de chance comme aiment le répéter les détracteurs de Zaki chaque fois que l’occasion se présente. Même si nul vainqueur ne croit au hasard comme dit l’adage. En revanche, l’on peut -à force de conviction-  mettre quelqu’un dans l’impossibilité de nous décevoir.
L’empreinte Zaki se remarque surtout au niveau de la détection de jeunes talents marocains et leur utilisation adéquate sur le terrain. Le public Marocain commence à retrouver le sourire et la confiance d’antan devant les prémices d’une  relève digne de la réputation intercontinentale des Lions de l’Atlas.  Cela nous rappelle un peu une situation similaire après l’échec lors du Mondial 1994 aux USA. Pour peu, les Marocains allaient perdre l’espoir de voir un relais de joueurs du même niveau que les vétérans dont le compte à rebours se déclenchera bientôt. L’apparition d’un grand joueur comme Jawad Zairi ou encore d’un technicien de la trempe de Mouha El Yaâquoubi remonte le moral. C’est le premier grand acquis de Baddou dans sa mission qui ne va jamais être de tout repos. Une grande présence et une touche de balle de vrais pros chez ces deux Lions de l’Atlas. La prestation du très jeune Marwane Chemmakh et Mourad Hdioued, réconforte les esprits quant à la relève des Haji Bassir et consorts.
Nous sommes encore loin d’un Onze semblable à celui de 1998, mais depuis le départ de Henri Michel à ce jour jamais encore le public n’a été soulagé comme après le match contre le Gabon. Même Naybet et Chippo ne sont plus crispés comme lors des matchs joués pendant ces deux dernières années. L’équipe nationale a également gagné un très bon élément latéral en la personne de Oualid Regragui qui a fait preuve d’une grande ténacité. Ceux qui ne sentent pas Zaki diront que cette équipe est encore en phase de construction et qu’elle ne ferait pas long feu devant les Pharaons d’Egypte ou les Lions indomptables du Cameroun. C’est vrai pour le moment, dans la mesure ou les membres de la sélection nationale, pour la plupart d’entre eux, jouent ensemble pour la première fois. Cependant le talent marocain reprend vite du poli de la bête comme en témoignent les faits durant sa longue histoire. Plus longue et plus riche en tout cas que celle de ces équipes que l’on prend aujourd’hui pour exemple.
Un retour au niveau que l’on avait toujours connu aux Lions de l’Atlas ne serait pas une surprise. Le plus important dans tout ce processus est la vérification de l’aptitude de Zaki et si ce dernier eût été à la hauteur de la confiance qu’a mise en lui le Président de la Fédération de tutelle malgré la réticence de certains nombres du bureau fédéral. Le Maroc a déjà enregistré, sous la houlette de Baddou Zaki, une petite performance : nos filets demeurent vierges jusqu’à ce jour. Zaki aura au moins fait quelque chose. Les conséquences de ce qu’on ne fait pas sont les plus graves.

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