Hors-jeu : L’athlétisme en panne

Nos athlètes se portent bien. Notre athlétisme va très mal. Ses hommes l’ont rendu aussi malade que le football. Tout le monde fait ce constat, ceux qui vivotent dedans inclus. Ceux-là mêmes qui en sont responsables. La gangrène du football a atteint la discipline la plus représentative du sport national. Si l’état d’alerte n’est pas déclenché, c’est que le comité provisoire de la Fédération, le ministère de la jeunesse et des sports et le comité olympique ignorent les conséquences néfastes de cette pathologie… humaine. Pourtant les risques sont énormes quand les athlètes sont coiffés par des dirigeants sans scrupule qui se tirent des balles de l’injure, de l’atteinte à la dignité des hommes et de la magouille pour occuper des fonctions fédérales. À la longue, notre athlétisme va tomber au plus bas et les résultats risquent de suivre dans le mauvais sens. Voilà à quoi mène l’installation pour un temps indéterminé d’un comité provisoire à la place d’une fédération élue. Ce qui s’est passé lors de la parodie d’assemblée générale de la ligue de la Chaouia est tout simplement inouï.
Les pseudos dirigeants se sont réunis pour se comporter comme des voyous dans un milieu pourri où prévaut la loi du talion. Rien n’a été fait, ni lecture de rapports moral et financier, ni élection ni débats fructueux, sauf la violence verbale qui a été le seul ordre du jour de ces assises. Une violence à laquelle n’a pas échappé même la représentante du comité provisoire, l’ex- athlète Fatima Aouam. Un intervenant misogyne a tellement versé dans la stupidité qu’il s’en est pris au comité provisoire en l’accusant de déléguer une « … simple femme ». Comme si une femme n’est pas un être humain qui pense, réfléchit et agit, parfois et souvent, mieux qu’un homme. Voilà comment on fête la journée de la femme dans le cercle fermé des hommes de notre athlétisme. Il est certain que ce sieur d’un temps que l’on croyait révolu n’a rien et ne peut rien donner autant que l’a fait Fatima Aouam et bien d’autres femmes pour l’athlétisme national. Quand on sait que le règlement permet à un président de la ligue d’accéder directement à la fédération, on imagine l’ampleur de la catastrophe si ce genre d’énergumènes arrive à être élu. On comprend alors le pessimisme du DTN national, Samsam Akka, qui fait un constat amer des luttes puériles de nos dirigeants. Un des leurs est devenu un témoin à décharge. C’est tout dire.

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