Hors-jeu : L’avenir reporté

Le bureau fédéral de la FRMF a enfin pu tenir une réunion après l’avoir reportée à deux reprises. On comprend maintenant les raisons de ces hésitations qui cautionnent un autre report plus grave encore : celui de l’avenir de notre football.
Au terme de ce huis clos, les dirigeants de notre football ont encore fui leur responsabilité en décidant de maintenir le système actuel du championnat. Autrement il n’est plus question de relégation, en fin de saison, de quatre équipes du GNFI mais seulement de deux. Vive le statu quo ! Du coup tous les projets dont on a fait un véritable tapage médiatique volent en éclats, y compris celui du professionnalisme.
Le bureau fédéral explique les raisons de ce revirement par l’absence de conditions nécessaires pour l’instauration de ce système comme si un projet peut être réalisé sans conditions. Vivement l’improvisation! En définitive les mesures prises au cours de cette réunion viennent annuler systématiquement les décisions de la réunion de 26 septembre dernier.
Les dirigeants de la FRMF avaient alors opté pour le professionnalisme en réduisant le nombre les clubs de GNFI de 16 à 12. Tout ce qui a été écrit est tombé à l’eau par un trait de plume que les décideurs ont transformé en communiqué qu’ils ont envoyé à la MAP. C’est à croire que dans ce beau pays qui est le nôtre, tous les projets sont condamnés à êtres classés dans les tiroirs de l’oubli. Il faut avouer que tout le monde s’attendait à cette décision de report puisqu’il était impensable que la fédération décide de prendre une mesure importante aussi tardivement. Sinon de grandes équipes comme le KACM, le FUS, le CODM, la RSS et l’IRT auraient pu passer à la trappe. Ce qui aurait soulevé un tollé général à même de précipiter le départ programmé d’un bureau fédéral en mal d’être.
Après l’élimination du Mondial, la honte de la CAN, le maintien obligé de Cuelho, la fédération annonce sa réédition en campant sur ses positions. Le seul mot d’ordre auquel tiennent les barons de la FRMF est de ne pas démissionner quitte à ce que notre football démissionne de toutes les compétitions internationales. On se consolera avec des hommes insensibles à l’échec et un projet de professionnalisme bien ficelé avec des chapitres, des titres, des sous-titres qui nous font rêver d’un avenir radieux. Désillusion !Car il est plus supportable de subir le cauchemar d’une nuit que de rêver en plein jour d’un avenir reporté à une date ultérieure.

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