Hors-jeu : Le ballet des candidats

On vous l’a dit hier. La formation du « gouvernement  » sportif tient en haleine toute la classe sportive toutes disciplines confondues. Tout le monde en parle, c’est le sujet phare des traditionnels et longues discussions ramadaniennes. D’autant plus que les sportifs ne savent absolument rien du nouvel organigramme du sport, de sa configuration et ses prérogatives. C’est le black-out total de la part du nouveau gouvernement dont les membres semblent ignorer tout sur ce sujet.
Normalement le Premier ministre, Driss Jettou, aurait dû éclairer notre lanterne sur ce qui va advenir de notre sport. Il ne l’a pas fait. Certainement parce qu’il est très occupé et que le sport ne pèse pas lourd face à des défis comme le chômage, l’investissement ou autre équilibre budgétaire. Faux ! Le sport est une véritable industrie qui génère une manne d’argent inestimable sous d’autres cieux quand il est géré par des hommes de métier. Sauf que chez nous ce secteur est managé d’une manière archaïque exactement comme le sont les entreprises étatiques ! Non le sport est une affaire sérieuse pour qu’il soit confié aux copains, aux politiques privés de postes ministériels et aux faux managers. C’est pour cela qu’il faut se méfier du branle-bas de combat qui secoue le milieu sportif depuis quelques jours.
Les candidats commencent à se bousculer devant un édifice qui ne porte pas encore de nom. Pourtant rien ne justifie cette course contre la montre engagée par les postulants de tous bords. Certains sortent d’un passé lointain avec un lourd passif. D’autres, moins anciens, sont devenus amnésiques de leurs méfaits et les tout nouveaux dirigeants exhibent leur virginité intellectuelle et morale. La liste des noms qui circule pour diriger le haut commissariat au sport ou le Conseil national de sport, s’agrandit chaque jour.
Les candidats à la candidature créent, eux-mêmes, la rumeur sur leur éventuelle nomination et font en sorte qu’elle soit diffusée amplement dans la presse. Ainsi, il paraît que le ministre sortant de la jeunesse et des sports, Ahmed Moussaoui, serait lui aussi en lice. Non, c’est une blague ! L’ex-dirigeant de la FRMF, Mohamed Lahbabi, est cité avec toutes les louanges dans la presse, ce qui ne fait pas de lui un favori. On a même déterré du passé de l’athlétisme un certain El Ouardy qui aurait, dit-on, l’étoffe d’un grand dirigeant. Ce n’est pas sûr à moins que ses fonctions d’ex-ministre et d’ex-ambassadeur, ne soient retenues comme critères objectifs.
Plutôt subjectif ! Il ne suffit pas d’être un homme intègre et honnête pour occuper ce poste, car seuls le métier et la pratique doivent primer dans le choix d’un dirigeant de cette envergure. Autrement il faut éluder tout esprit de clientélisme, de politique politicienne ou de monopole dans la désignation de l’homme ou de la femme qui va diriger notre sport. Ce n’est pas aussi compliqué que l’on le croit.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *