Hors-jeu : Le bon vieux temps

Un ami, vieux routier et grand connaisseur du sport nous a contacté hier matin pour nous faire une petite et gentille remarque. Il nous a rappelé, à propos de l’élection de Bougja à la tête de la CRA qu’il existe d’autres dirigeants marocains qui siégent dans des confédérations africaines. C’est vrai, mais on n’a pas dit le contraire quand on a évoqué la CAF où siège Said Belkhayat, en tant que membre du comité exécutif.
La comparaison se limitait à la présidence d’une instance africaine et non pas à l’élection d’un marocain au sein du comité exécutif. Ceci étant, on n’a aucunement oublié l’ami Said Belkhayat que l’on connaît depuis longtemps en tant que président du MAS, dirigeant de la FRMF et enfin membre de la CAF.
D’ailleurs personne ne peut oublier cet homme qui fait partie de cette classe de dirigeants qui manque terriblement à notre football aujourd’hui. C’est un homme de caractère, intellectuel, grand gestionnaire et connaisseur attitré du football national. Mais c’est un dirigeant qui reste discret, extrêmement courtois, et toujours disposé à servir, dans l’ombre, le football national. Said Belkhayat est au dessus de la mêlée pour s’adonner à l’autopromotion par médias interposés comme le font les dirigeants actuels. Il faut le faire au moment où notre football subit sa plus grande crise depuis l’indépendance aussi bien à travers l’équipe nationale que dans les clubs et le championnat. Ils ne démissionnent pas face aux échecs cuisants de leur gestion, ils ne reconnaissent pas leurs erreurs et ils continuent à narguer l’opinion publique par des communiqués contradictoires. Ils rêvent d’un football prospère tout en prenant leurs rêves pour une réalité qu’ils veulent imposer au public, aux clubs et à la presse.
Les vrais dirigeants comme Abderrazak Mekouar, Said Belkhayat, Le colonel Belmejdoub et autres ont de tout temps respecté l’opinion sportive pour oser l’offenser comme le font aujourd’hui certains barons indétrônables.
Ce n’est pas une nostalgie qu’on ressent pour ces grands hommes qui ont dirigé notre football, mais on est envahi par un sentiment d’injustice envers eux. Ceux qui les ont combattus hier se sont retrouvés, comme par hasard, à leur place pour gérer la médiocrité avec une fierté incompréhensible. Comme si l’aiguille de la montre a changé de sens pour faire du bon vieux temps d’hier, le mauvais temps d’aujourd’hui. Il faut rêver comme eux pour vivre dans la réalité fictive qui les subjugue pour voir notre football en rose.

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