Hors-jeu : Le cumul de l’échec

Quand on évoque les méfaits du cumul des fonctions, on ne s’attaque aucunement aux personnes concernées par cette surcharge de travail. M’hammed Aouzal, qui est le champion de la collection des fonctions, est ainsi jugé sur les résultats de sa gestion dans plusieurs domaines sportifs tout comme Abdelmoumen Jouahari.
Comme en France et ailleurs le cumul des fonctions est banni par des lois, c’est que cette diversification de responsabilités est nuisible à maints égards. Elles est préjudiciables aussi bien pour les personnes qui l’assument que pour la collectivité et le développement des secteurs concernés. Ce n’est pas parce que les têtes d’Aouzal et de Jouahari ne plaisent pas mais il est difficile, sinon impossible, pour une seule personne d’intervenir dans plusieurs domaines à la fois.
Les capacités de l’être humain sont limitées même pour les plus surdoués et les plus dynamiques opérateurs de tous les secteurs. On est même convaincu que M’hammed Aouzal est conscient de ce handicap qui l’empêche de concentrer ses efforts sur une seule discipline sportive. D’autant plus que l’homme n’est pas le genre de demandeur invétéré des postes de responsabilité mais il a le tort de ne pas savoir refuser les propositions. Aouzal doit certainement souffrir de cette situation surtout que les disciplines qu’il dirige sont en perte de vitesse, non pas à cause de sa mauvaise gestion mais il est certain que s’il n’était pas trop pris il aurait été plus efficace dans une seule discipline. Mais comme ses efforts sont dispersés dans au moins cinq instances de trois disciplines différentes, ses actions sont devenues inversement proportionnelles à sa capacité de gestion. Il est normal donc que l’athlétisme patauge, que le football régresse et que le comité du Raja peine dans sa gestion de plusieurs sections du club. Ce n’est pas totalement la faute à Aouzal de s’être embarqué dans ses galères, mais la responsabilité incombe à ceux qui l’ont alourdi de charges. Autrement dit, ce sont les instances supérieures de notre sport qui devraient réguler les fédérations, les comités provisoires et les clubs pour éviter à un dirigeant de cumuler autant de fonctions.
L’exemple d’Abdelmoumen Jouahari est aussi édifiant que celui d’Aouzal même si le premier n’est pas aussi chargé que le président du GNF. Mais le résultat est le même puisque Jouahari, qui est président du KACM football et de la fédération de hand-ball perd sur toute l aligne. Il aurait mieux fait de s’occuper uniquement du KACM qui ne cesse pas de dégringoler en bas au risque de se retrouver en GNFII.
L »équipe marrakchie qui était un foudre de guerre n’est aujourd’hui qu’un petit poucet que ses adversaires gagent dans son fief au stade Harti. C’est triste ce qui se passe dans cette grande équipe qui dispose d’un patrimoine immobilier considérable. La gestion du sport national est trop compliquée pour qu’un dirigeant puisse se permettre de cumuler des fonctions dans plusieurs disciplines. Sinon c’est aller tout droit vers le cumul de échec.

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