Hors-jeu : Le football des reports

Le démarrage du championnat du GNF a été reporté du 15 au 29 septembre. Selon un communiqué de la fédération, cette décision a été prise suite à une demande du bureau du GNF qui a préféré avancer dans la coupe du trône et retarder le championnat. Ni le communiqué de la fédération, ni une note du bureau du GNF ne donne de précisions sur les raisons de ce chamboulement. Ce qui n’est pas vraiment une première dans la longue série des décisions et des contre-décisions de la fédération ou du Groupement.
La devise étant depuis longtemps: on décide et l’on exécute. Quant à l’explication, elle n’a pas raison d’être. On est même certain, sans trop pousser les investigations, que le bureau du GNF a pris la décision de reporter le championnat sans avoir consulté les dirigeants des clubs. Ce n’est pas nécessaire, puisque tout le monde est obligé de s’exécuter, sinon chaque réfractaire est sanctionné comme il se doit.
L’ex-président du Chabab, Wahid Jamaï, n’a-t-il pas été radié à vie pour avoir critiqué la gestion du GNF.La dictature dans tous ses états, surtout lorsqu’on sait que les honorables membres de cette institution rechignent à flirter avec la légalité. Ils décident de tout, mais, curieusement, ils n’arrivent pas à décider de tenir leur propre assemblée générale comme s’ils allaient être audités en bonne et due forme.
Tout comme les membres fédéraux, tout aussi honorables que leurs homologues du GNF, qui ont du mal à appliquer leur propre règlement. Le GNF reporte son assemblée générale. La FRMF fait de même. Le CNOM suit le mouvement. Normal que l’anarchie s’installe, que le provisoire perdure, que l’essentiel soit renvoyé aux calendes grecques et que notre football régresse. On a même reporté l’avenir de cette discipline quand les dirigeants de la FRMF ont mis en veilleuse le projet de reforme du football national. Et pour cause. On a découvert à la dernière minute que les conditions nécessaires de son application ne sont pas requises. C’est du vrai professionnalisme que de retarder les échéances, de ranger les dossiers, de remplir les tiroirs et de fermer la boutique. C’est mieux que d’aller de l’avant pour courir le risque de buter sur un obstacle, échouer et se faire sermonner par l’opinion publique. Il vaut mieux être éliminé en coupe du monde, sortir précocement de la coupe d’Afrique et ne subir que quelques critiques limitées dans le temps et dans l’espace des médias. Il aurait été plus salutaire pour les dirigeants de notre football qu’ils aient un jour la possibilité de reporter la coupe du monde et la coupe d’Afrique. L’ambition des reports n’a pas de limites.

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