Hors-jeu : Le jugement dernier

Rien n’est encore joué en tête du GNF II. Le classement  ne cesse de se corser. Derrière  ce suspense, le résultat  inattendu à Beni Mellal : le RBM candidat à la relégation en troisième division vient de disposer du Difaâ d’El Jadida jusque-là leader . Ce qui a fait largement l’affaire de ses dauphins à savoir le Mouloudia d’Oujda et l’Association sportive de Salé, tous les deux sortis vainqueurs de cette 27ème journée.  Un rebondissement capable de ranimer encore le suspense tout en bloquant la route à toute tentative de contournement anti-sportif  du cours des résultats. Cependant, personne ne peut nier qu’à trois journées de la fin de la saison, il est très difficile de porter un jugement final sur l’identité de l’heureux élu qui retrouvera la cour des grands lors de la saison prochaine. A côté de la victoire surprenante du RBM sur le DHJ l’on trouve un autre élément qui perturberait tous les calculs préalables. Le Rachad Bernoussi s’est érigé cette année en fouet qui donne de sérieuses claques  aux différents prétendants au titre. Après avoir forcé le nul au terrain de l’ASS, Le RB a reçu le MCO lui soutirant trois points de la victoire  par un score indiscutable. Le week-end dernier,  c’était au tour d’un autre prétendant, en l’occurrence la Renaissance sportive de Berkane, de céder devant l’intraitable RB à Berkane.  Le classement en a été sérieusement affecté. C’est désormais le MCO qui se partage la première place avec l’ASS, talonnée à deux points d’écart par l’ex-leader, le DHJ. Dans le contexte historique du deuxième groupement national de football et dans des circonstances similaires, l’arbitrage était toujours au cœur de la mêlée, voire le principal accusé à tort ou à raison. Si ces dernières saisons, les mauvaises habitudes continuent tout de même de sévir, les arbitres sont depuis belle lurette en dehors de tout soupçon. La nouvelle génération d’arbitres marocains est apparemment d’une trempe différente. Et de ce fait, il faut rendre hommage à nos jeunes arbitres qui ne fléchissent pas devant la tentation. Maintenant, il va falloir suer eau et sang pour une place en GNF I. D’autant plus que les trois principaux prétendants sont tous des habitués de la cour des grands, même à intervalles différents. Eprouver une véritable nostalgie est tout à fait de leur droit, sans parler des différents publics qui tiennent à retrouver les équipes de première division sur les pelouses de leurs villes respectives. Mais se contenter de la joie des retrouvailles avec les grands demeure un objectif, somme toute, dérisoire. Sur la totalité des clubs évoluant en GNF I, seule une poignée peut se targuer de disposer d’une caisse raisonnablement garnie, assez en tout cas,  pour maintenir la cadence, le temps d’une saison. Si les bourses des nouveaux arrivants sont à sec rien qu’à l’issue des frais nécessités par une saison en GNF II, comment comptent-ils couvrir des frais plusieurs fois supérieurs ?  Si les sponsors se dérobent de leurs engagements envers des clubs de renommée, qu’en sera-t-il avec des équipes fraîchement arrivées en GNFI ? Compter sur un immense soutien du public serait vain compte tenu de la désertification des gradins dans tous les stades du royaume. Donc, faisons comme si de rien n’était et disons que la vie ne va pas s’arrêter là.

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