Hors-jeu : Le Maghreb des peuples

«J’étais dans ma deuxième patrie au Maroc. Rien ne me manquait. Je ne me sentais à aucun moment étranger. Je remercie la famille royale et mon ami El Guerrouj pour m’avoir soutenu dans ces moments difficiles. Mes remerciements vont aussi au staff médical marocain qui m’a sauvé la vie».
C’est l’athlète algérien, Laïd Bessou, victime d’un grave accident à Ifrane qui s’exprime ainsi à son retour dans son pays.
Il a été opéré avec succès de la colonne vertébrale par les médecins marocains Ahmed Sbihi et Mustapha Fadhli qui l’ont accompagné en Algérie.
Auparavant le secrétaire général du ministère de la jeunesse et des sports algérien avait effectué un voyage au Maroc pour remercier les autorités marocaines. Le service des sports de la télévision algérienne avait consacré une grande partie de son émission hebdomadaire à cet accident. Son rédacteur en chef, Hafid Derraji, n’a pas trouvé les mots, comme toujours, pour louer l’hospitalité et le sens de solidarité des Marocains. Il en connaît quelque chose, lui, qui est devenu un habitué de notre pays pour l’avoir visité à plusieurs reprises sur invitation de l’AMPS. Notre confrère n’en revenait pas et à chaque fois il en faisait état sur la chaîne algérienne avec gratitude et tous les remerciements d’usage. Ce n’est qu’un devoir exigé par l’ancestrale hospitalité marocaine qui fait fi de toutes les vicissitudes politiques des dirigeants algériens.
L’athlète Bessou qui courait le risque d’être paralysé aurait été entouré de la même façon que s’il avait été victime d’une entorse bénigne. Les Marocains sont ainsi faits, ils sont fidèles, prévenants et extrêmement sensibles à l’amitié et au bon voisinage. Il faut être Marocain pour le faire, quand on sait que plus d’un millier de nos compatriotes croupissent dans les prisons algériennes depuis plus de vingt ans.
Au pire moment de la sale guerre que nous impose la junte militaire algérienne, la sélection de football de ce pays a participé à la CAN 88 à Casablanca. Jamais ses joueurs n’ont été pris à partie par le public, ni par les passants quand ils se promenaient dans les rues à Casablanca et à Mohammédia. C’est cela le Maghreb des peuples et non celui de la quatrième voie de garage claironnée par la junte militaire algérienne.

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