Hors-jeu : Le tournant obligé

Le bureau fédéral de la FRMF se réunit aujourd’hui pour « procéder à l’évaluation de la participation de l’équipe nationale en coupe d’Afrique ». C’est ce qui ressort, en tous les cas, du communiqué diffusé par la fédération la semaine dernière. Il est probable que l’entraîneur Humberto Cuelho, soit pris à partie par ceux-là mêmes qui l’ont recruté. Même si le contrat qui le lie à la fédération court encore sur plusieurs années, il faut s’attendre à ce qu’il soit limogé ou prié de démissionner. D’ailleurs cela fait longtemps que le Portugais a la tête ailleurs surtout depuis qu’il a réussi … à éliminer l’équipe nationale de la coupe du monde.
La presse portugaise avait révélé, il y a quelques semaines, qu’il était en négociation avec la fédération saoudienne. Pour les raisons que l’on sait, cette dernière avait démenti l’information alors que Cuelho a eu l’outrecuidance de la confirmer. C’est dire combien cet entraîneur donnait peu de cas à l’équipe nationale et aux contribuables marocains. Il ne faut pas s’étonner, outre mesure, si vous le trouvez en phase finale du Mondial à la tête d’une autre sélection. Même la médiocrité est admise quand elle émane d’un entraîneur étranger. N’oubliez pas qu’il a évincé les entraineurs-adjoints, Taoussi et Madih, avec la complicité de certains dirigeants de la fédération. Une fédération minée par les tiraillements et les coups bas de ses membres. Le Général Housni Benslimane doit savoir aujourd’hui qu’il est mal entouré. Très mal entouré même puisque la majorité des membres fédéraux et des dirigeants du GNF ont des antécédents dans la mauvaise gestion. Il faut donc commencer par assainir toutes les structures de notre football, de la fédération jusqu’aux ligues. Ensuite il faut comprendre une fois pour toutes, qu’on ne peut plus constituer une équipe nationale compétitive si on ne possède pas un championnat de haut niveau. Tous les efforts de la FRMF devraient donc se concentrer sur le GNF, d’autant plus que plusieurs équipes sont en détresse.
Quant à l’entraîneur, il devient impératif qu’on fasse confiance aux techniciens nationaux. On a toujours perdu et l’on ne perdra davantage si demain l’équipe nationale est dirigée par un Zaki, Madih, Haddaoui et les autres. La nouvelle ère et le nouveau concept de l’autorité doivent aussi concerner le foot national.

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