Hors-jeu : L’équation et la synthèse

Enfin ! le bureau fédéral de la FRMF va statuer, le 26 du mois courant, sur «l’évaluation de l’équipe nationale à la CAN». La fédération est devenue brusquement très communicative pour nous inonder de communiqués depuis la déroute du Mali. Le dernier en date est très sérieux puisqu’il parle d’une «réunion de synthèse » qui compilera toutes les conclusions des différents contacts qu’a eus la commission de la fédération récemment. Fait saillant : le bureau fédéral prendra une décision sur la base des conseils et recommandations faits par les différents intervenants.
Ainsi donc, les dirigeants de notre football ont diagnostiqué tous les maux de cette discipline et vont lui trouver les remèdes en l’espace de trois semaines.
Un miracle auquel ils croient fermement si l’on se réfère aux termes tranchants et rassurants dudit communiqué. Les remarques et propositions des différents interlocuteurs de la commission se transforment, par le truchement d’un désarroi indescriptible, en une loi. Voire en une foi. C’est terrible ce qui se passe dans les esprits des dirigeants de la fédération qui ont perdu tous sens de l’orientation. Ils sont tellement déboussolés qu’ils continuent à analyser la crise de notre football à travers le seul oeillet de la déroute de la coupe d’Afrique. Pis encore, le bureau fédéral persiste à concentrer son attention sur « l’évaluation de la participation de l’équipe nationale à la CAN ». Comme si le mal ne vient que de là, alors que quelques mois auparavant le désenchantement des Marocains etait encore plus grand après l’élimination en coupe du monde. Pourquoi a -t-on fait l’impasse sur cette amère disqualification ? Sinon que nos dirigeants tablaient énormément sur la CAN pour faire oublier l’amère déception du Mondial.
À moins que le bureau fédéral ait perdu tout sens de discernement pour croire que le ratage du Mondial n’était qu’un incident de parcours. Il faut convenir qu’on a toutes les raisons de s’inquiéter quand on sait que la «synthèse » du bureau fédéral tend à analyser la mésaventure africaine comme une cause et non pas comme la résultante d’une gestion hasardeuse. Pourtant l’équation n’est pas simple pour que l’on tente de la résoudre, d’un coup, après quelques concertations effectuées à la hâte. D’autant plus que l’on se trompe de l’inconnue X de l’équation qui se trouve chez nous et non pas au Mali.

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