Hors-jeu : L’équipée bien arrosée

Le football national est littéralement mis à genou après la raclée honteuse des équipes juniors et cadets respectivement face à l’Egypte et le Sénégal. Le score de 4 à 0 pour les chats devant l’Egypte et 3 à 0 pour les chatons devant de vrais lionceaux du Sénégal se passent de tout commentaire.
Les gestionnaires de notre foot sont plus que jamais cloués au pilori, manquent d’arguments pour justifier cette débandade et sont acculés à reconnaître leur responsabilité dans cette débâcle généralisée. Cette piteuse prestation était attendue par tout le monde car ses prémices ont apparu depuis des années. La presse, les opérateurs sportifs et le public ont depuis longtemps sonné le tocsin à des dirigeants qui confectionnent beaucoup plus le verbe que l’acte. Ils se réveillent aujourd’hui en catastrophe en voyant leur maison inondée de toute part par l’ampleur de l’échec.
En principe, et s’il existe encore une logique dans le monde de notre football, les dirigeants de la fédération et du GNF devront déposer leurs armes… inoffensives en tout cas. Il est inutile de visionner le match de la honte contre l’Egypte car tout le monde l’a vu à la télévision avec toute la déprime que l’on sait.
Ce qui est encore plus grave dans cette équipe nationale junior, c’est que ses dirigeants, son staff technique et ses joueurs ont tout fait pour sombrer corps et âme depuis leur concentration aux Emirats Arabe Unis. Ce qu’on va vous raconter n’a été dit nulle part et n’a été rapporté par aucune personne qui a accompagné cette équipe aux EAU. S’il y a une explication à la déroute face à l’Egypte, c’est d’abord et essentiellement à cause de la délinquance de nos jeunes joueurs encouragés par celle des dirigeants et de l’entraîneur.
Au cours de leur concentration, nos juniors fréquentaient beaucoup plus les bars (à leur âge ! !), et notamment un cabaret à connotation maghrébine, que le terrain. Durant tout leur séjour, la majorité des joueurs se soûlaient la gueule au vu et au su des staff technique et administratif. À tel point que le chauffeur du car qui les transportait de l’hôtel au stade n’a pas cessé de leur faire des remontrances sur leur comportement : «Ce que vous faites, n’est pas digne de sportifs». Pis encore, un soir, les joueurs éméchés ont ramené à l’hôtel des filles de joie que l’entraîneur Fethi Jamal a découvert après coup…Imaginez sa réaction, vous n’en croirez pas vos oreilles : « Mais comment avez-vous fait pour introduire ces filles à l’hôtel sans que les responsables de la réception ne s’y opposent ? » Le ton de l’entraîneur n’avait rien de quelqu’un en colère, mais d’un homme agréablement surpris par la prestation diurne de ses poulains.
On ne vous dira pas plus, sinon que la délinquance de nos joueurs n’est que la conséquence logique de celle des entraîneurs et des dirigeants qui les encadrent. À l’instar de ce membre fédéral qui effectuait tous ses voyages en compagnie de sa concubine. Tout a été dit, y compris la messe !

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