Hors-jeu : Les gloires du Raja et du WAC

Le Raja et le WAC ont, de tout temps, animé le championnat national et alimenté toujours notre football de ses meilleurs éléments. Leurs apports respectifs reviennent loin dans le temps et leur suprématie date du temps de protectorat. Le WAC continue à porter le fanion d’un club historique lié étroitement à la lutte pour l’indépendance à travers ses dirigeants, ses joueurs et son public.
Au fil des ans, le Wydad est devenu une véritable institution dont les structures se sont considérablement améliorées. À partir de son président fondateur, Hadj Benjelloun, tous les dirigeants qui se sont succédé à la tête du club lui ont apporté leur savoir faire. Mais il faut avouer que Abderrazak Mekouar fut le précurseur du WAC moderne, structuré en école de formation avec son complexe, son administration et son staff technique.
Aujourd’hui le Wydad est dirigé par Nassreddine Doublali, un pur produit qui a la qualité de ses défaut. Il est peut-être impulsif, peu diplomate, mais il gagne avec la force de sa sincérité et son amour pour son club. Il a eu surtout ce courage de nommer l’ex-joueur Fakhreddine comme entraîneur de l’équipe. Ce qui n’est pas une sinécure quand on connaît toutes les difficultés rencontrées par les techniciens les plus affûtés à mener ce bateau à bon port. Doublali n’a pas eu tort de faire confiance à Fakhreddine qui accomplit un excellent travail et a redonné au groupe un esprit offensif qu’il avait perdu depuis un certain temps. Ce WAC en super forme aujourd’hui rencontre son rival de toujours, le Raja, dans un derby explosif. Les Vert et Blanc qui dominent littéralement le championnat depuis six ans ont surpris tout le monde en revenant de loin en cette fin de saison. Le Raja guette le moindre faux-pas du WAC et aussi du leader le HUSA, pour les clouer au pilori dans la dernière ligne droite.
Les Rajaouis en sont capables car l’équipe tourne bien avec des jeunes qui commencent à nous rappeler l’école des Verts avec ses petits ponts, ses dribles et son sens du spectacle. Le Raja a retrouvé toutes ses sensations et n’est plus sujet aux crises depuis que l’équipe dirigeante actuelle en a pris les rênes. Le staff du président Ammor a démontré toutes ses compétences et ses capacités à gérer un club de cette envergure avec la transparence et la perspicacité requises. L’histoire retiendra que ces dirigeants ont remporté six fois d’affilée le championnat, trois coupes africaines et a ébahi tout le monde lors du championnat du monde des clubs au Brazil. Gloire au Raja et au WAC.

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