Hors-jeu : Les Lions rassurent

Certains observateurs nationaux, appuyés discrètement par des membres de la Fédération, allaient jusqu’à nier toute compétence chez l’entraîneur du onze national. Ils ne donnaient pas cher de la peau de Baddou Zaki. Ce dernier a réussi la première tranche de son contrat, exactement comme il l’avait promis. Une chose réussie est une transformation d’une chose manquée. Donc une chose manquée n’est manquée que par abandon. Baddou Zaki n’a jamais abandonné. La qualification à la CAN 2004 étant acquise haut la main, le sélectionneur national passe à la phase suivante de son propre plan. Mettre en place une formation solide, dont les lignes évoluent en parfaite harmonie. Les éléments qui ne plaisaient pas aux pontifes des tribunes ont honoré la réputation du football marocain lors du match amical qui a eu lieu samedi à Tunis. De l’avis même de la presse et des observateurs tunisiens et étrangers qui ont assisté à la rencontre, la relève Marocaine est assurée. La prestation des compagnons de Mouha El Yaâcoubi a laissé une impression très positive. Un autre entraîneur national, en l’occurrence Rachid Taoussi, a résumé la situation en lançant un appel à ceux qui ne veulent rien entendre «Si seulement vous laissez le cadre national travailler en paix». Si les choses dépendaient uniquement de certains membres de la Fédération, il y a longtemps qu’un entraîneur étranger se chargeait de notre sélection. Ces mêmes pseudo-dirigeants auraient mieux fait de trouver une explication à l’état de la pelouse du complexe Mohammed V qui, fermé depuis plus de deux mois, devrait avoir un nouveau «tapis vert». Au lieu de cela, le public et même les joueurs furent désagréablement surpris. Le gazon en question peut servir de prairie, de jardin, de champ pour pique-nique, de tout sauf à la circulation d’un ballon de football. Les commentateurs du match Raja-WAC l’ont bien mentionné en direct sur la télé. Le comble, c’est que la rencontre amicale Tunisie-Maroc allait être retransmise immédiatement après la fin de la demi-finale. Le stade El Manzah était dans un état parfait ce qui a bien favorisé un jeu de football de haut niveau. Et encore, il faut voir le Grand stade de Tunis qui abritera probablement la finale de la CAN 2004. Il paraît que c’est un vrai bijou. Quel virus a attaqué «l’herbe» du complexe Mohammed V ? Et dans quel état se trouve-t-elle après le match ? Il est vrai que le Maroc n’a vraiment pas besoin de ce scepticisme. Le sceptique est le désespoir du diable. C’est que le sceptique, n’étant l’allié de personne, ne pourra aider ni au bien ni surtout au mal. Il ne coopère avec rien, même pas avec soi. Mais adopter l’attitude de l’autruche serait encore pire. Déjà que nous sommes sauvagement attaqués par la presse égyptienne, plus schizophrène que jamais, ce genre de lacune flagrante démontre un certain laxisme en contradiction avec la fougue observée par l’association 2010.

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