Hors-jeu : L’horizon 2010

La visite qu’effectue dans notre pays le président de la CAF, Issa Hayatou, est importante à maints égards. Si l’audience que devrait lui accorder aujourd’hui S.M. le Roi se confirme, c’est que les raisons de ce déplacement imprévu dépassent celles invoquées auparavant.
En tous les cas, cette visite qui arrive après deux ans d’absence constitue un signe de réchauffement dans les relations entre le président de la CAF et la FRMF. Il faut rappeler que le Camerounais qui a connu sa consécration au Maroc en 1988, a affiché un profil bas vis-à-vis de la candidature marocaine au Mondial 2006.
Hayatou a eu du mal à gérer les deux candidatures africaines du Maroc et de l’Afrique du sud et avait opté pour un soutien discret pour ce dernier pays. Il faut reconnaître que la fragilité du dossier marocain ne pouvait que le pousser à prendre ses distances à notre égard.
Le passé est passé, l’avenir est devant nous. Et l’avenir du football marocain se pointe à l’horizon 2010 qui sera une année de coupe du monde africaine. L’organisation de cette grande manifestation nous a échappé à trois reprises à cause de l’obstination de nos responsables à présenter des maquettes à la place de stades construits. Depuis, notre pays a connu beaucoup de mutations politiques, économiques et sociales, pour que l’on reste confiné dans l’immobilisme animé, de temps en temps, par les voeux et les souhaits. On ne bâtit pas des stades avec les bonnes paroles mais avec un engagement ferme et un montage financier sûr et crédible. Ce qui gêne aux entournures c’est que SM le Roi a pris ce dossier en main dès son intronisation sans que pour autant les exécutants se mettent au travail.
Or si l’on tient vraiment à présenter un dossier crédible à la FIFA, c’est maintenant plus que jamais qu’il faut commencer à construire ce que les maquettes ont détruit depuis plus d’une décennie. Le Maroc s’est déclaré candidat d’une manière officielle, mais il lui reste à confirmer cet engagement par écrit à la FIFA en 2004. Entre-temps, il ne faut pas dormir sur ses lauriers pour commencer, dès à présent, une campagne concrète sur le terrain et ne pas se contenter de slogans. Il faut relancer le grand stade de Casablanca resté en l’état, sur un terrain vague, depuis son inauguration, il y a quelques mois. Le temps presse et l’on ne bâtit pas un terrain d’un jour à l’autre, surtout quand il s’agit de construire plusieurs stades à la fois.

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