Hors-jeu : L’Oscar du nomadisme

Le WAC a buté sur l’US d’Alger. Le sorcier présumé Oscar Fullone a confirmé qu’il est plutôt un magicien qui prêche beaucoup plus la parole déplacée que les bons actes. Le WAC du virevoltant argentin, dans les pays du pétrodollar, a beaucoup à envier à la formation de Fakhreddine et de bien d’autres techniciens. Si Oscar est sorcier quelque part, il l’est certainement dans sa manière d’envoûter les dirigeants des clubs pour le recruter. Il l’a fait avec le Raja et il est parti à la recherche d’une manne d’argent qui hante tant son esprit. Il l’a fait avec le WAC et il est reparti, dans des conditions rocambolesques, en Libye pour se ressourcer financièrement dans un club local. Sa magie supposée n’a pas marché et il fut prêté par les libyens en tant qu’entraîneur à une équipe nationale africaine. Du jamais vu pour un technicien aussi réputé qu’il le prétend. Il est parti aux Emirats Arabes Unis et il en est revenu bredouille avec des résultats catastrophiques pour atterrir de nouveau au Maroc où il a son siège social. Il a attendu son heure tranquillement en faisant du lobbying discret auprès de ses fidèles partisans wydadis qui se sont chargés du reste.
L’hameçon a pris et Doublali a encore une fois démontré qu’il a la mémoire courte pour avoir oublié le mauvais tour qu’Oscar lui a joué en abandonnant le WAC à son sort. Le comble, c’est qu’après avoir connu une traversée de désert en Libye, en Afrique et au Golf, Fullone a été accueilli en libérateur par le comité du WAC. Jamais un entraîneur qui a cumulé autant d’échecs en une année n’a connu de succès dans un club comme il fut avec les Wydadis. On aurait aimé qu’il réalise des miracles avec les rouge et blanc pour qu’on ferme la parenthèse, mais les coéquipiers d’Abrami peinent avec lui. Le WAC 2002/2003 d’Oscar est à l’image de ce flou footballistique qu’il a devellopé face au FUS et surtout face à l’union d’Alger en coupe d’Afrique.
Certes, certains diront que ce n’est que le début de la saison et que l’équipe va retrouver sa vitesse de croisière. C’est plausible puisque le club casablancais nous a habitués à se ressaisir en plein championnat pour jouer les premiers rôles en fin de saison. Mais la remontée spectaculaire du WAC la saison dernière sous la férule de Fakhreddine pourra-t-elle se reproduire cette saison avec le fou-Fullone ? On le souhaite ardemment aux wydadis sauf qu’avec Oscar il faut s’attendre à tout et surtout au pire.

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