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Hors-jeu : Quel ministre pour le sport ?

La constitution du prochain gouvernement est très attendue par tous les opérateurs, qu’ils soient politiques, économiques ou sportifs. Il est évident que les attentes de la population sont énormes en économie, en lutte contre le chômage et la paupérisation. Mais le monde sportif souffre, lui aussi, de beaucoup de maux et de carences en moyens financiers et humains pour qu’il n’aspire pas à la nomination d’un ministre des sports compétent. Un ministre qui puisse faire oublier la prestation très effacée d’Ahmed Moussaoui, qui s’est contenté durant tout ce mandat de gérer les affaires courantes. Entre –temps, c’est-à-dire durant plus de quatre ans, le sport national, toutes disciplines confondues, a connu une régression notable au niveau des compétitions internationales.
Pis encore, sur le plan intérieur, la gestion des fédérations a été si désastreuse que les plus nantis des clubs se retrouvent avec des trous énormes dans leurs caisses. Sur le plan structurel, le ministre sortant a affiché un un profil très bas en laissant toute la latitude à certains puissants dirigeants de fédérations pour sévir dans la médiocrité. Il s’est aussi et surtout distingué avec la prolifération des comités provisoires à la place de bureaux élus. Il est quand même curieux qu’une fédération comme celle de l’athlétisme, voire une ligue comme celle de Casablanca, n’arrivent pas à tenir leurs assemblées générales.
Le comité provisoire de cette discipline dirigé par l ‘inamovible Aouzal a cautionné l’illégalité en dépassant son délai de vie. Les dirigeants provisoires de la durée illimitée ont même joué à un jeu perfide en reportant à trois reprises l’assemblée générale de la FRMA pour des raisons qu’ils n’ont même pas daigné évoquer. C’est dire que l’anarchie est totale face à un département de la jeunesse et des sports qui n’arrive même à user de ses prérogatives tutélaires. Il est normal que dans ce désordre les résultats de l’athlétisme se rétrécissent et que le Maroc soit pointé du doigt comme un terreau de dopage.
La presse étrangère a parlé du centre d’Ifrane comme s’il s’agissait d’un laboratoire où l’on expérimente les produits dopants sans que nos responsables ne daignent défendre la réputation saine de notre athlétisme. Le football, qui était jadis la discipline la plus florissante. de notre sport, a connu aussi des déboires en coupe du monde et en coupe d’Afrique, avec comme manus des crises financières à répétition des clubs de football.
Les forfaits des équipes ont décuplé, de grands clubs sont devenus très petits et les sponsors se désengagent de plus en plus du football. La réforme tant louée par les décideurs a fini par être classée dans un tiroir qui risque de devenir celui de l’oubli alors que professionnalisme devrait être mis en oeuvre dès cette saison. Le nouveau ministre de la jeunesse et des sports aura beaucoup de pain sur la planche. C’est pour cela qu’il faut qu’il ne soit pas un ministre ordinaire dans un domaine où tout est à refaire, comme la politique et l’économie nationales.

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