Hors-jeu : Ramzi, le spécialiste des ratages

On ne peut pas juger la prestation de l’équipe nationale sur un seul match, surtout face à un adversaire qui n’est venu que pour se défendre. La sélection de la Guinée équatoriale est trop faible pour que l’on puisse se faire une idée sur la valeur réelle de l’équipe nationale dirigée par Zaki. On sait toutefois que le score de 5 à 0 est en dessous de la réalité d’un match à sens unique où les attaquants marocains ont raté d’innombrables occasions de but.
Certains diront que les joueurs marocains ont toujours cette tendance de se déconcentrer quand l’adversaire n’est pas à la hauteur. C’est peut-être une explication plausible face au manque flagrant de précision des attaquants dans la surface de réparation. Mais cette déconcentration est une tare à laquelle Zaki devrait pallier, car même dans un match d’entraînement, il est recommandé de se concentrer sur la précision. Ce n’est qu’à partir de cette rigueur que le jeu collectif peut se develloper et la technique individuelle sera affûtée. Mais si certains joueurs ont péché par un excès de confiance, il est un joueur qui s’est distingué comme toujours par une imprécision flagrante.
Adil Ramzi, pour ne pas le nommer, est le genre de joueurs qui est à l’apparence un bon technicien, mais qui, dans le fond est le spécialiste, par excellence, des ratages énormes. Mais on ne comprend pas comment ce joueur qui depuis des années fait dans l’inefficacité totale a été toujours sélectionné par presque tous les entraîneurs de l’équipe nationale. Pourtant, à chaque fois qu’il joue, il ne rate pas une occasion, la meilleure qu’elle soit, devant les buts adverses, rater des buts tout faits.
Dimanche dernier face à la très modeste équipe de la Guinée équatoriale, Adil Ramzi a encore une fois crevé l’écran de la médiocrité en passant loin à côté du sujet de l’efficacité. Il a raté une multitude d’occasions de buts souvent à quelques mètres des bois . Il s’est même permis le luxe de manquer un penalty face à un gardien de but remplaçant. Ce qui prouve, encore fois, que ce qui passe dans la tête et les pieds de ce joueur est une maladie chronique et non pas une grippe passagère. Adil a certainement un problème avec son intelligence de jeu, sa maîtrise et sa concentration face aux buts.
Certes, ses ratages face à la Guinée équatoriale sont sans conséquences sur le rendement de l’équipe, qui a dominé en long et en large. Mais le problème risque de se compliquer pour la sélection nationale quand elle aura à affronter une équipe plus solide et coriace que son adversaire de dimanche. La succession des ratages des buts tout faits peut influer sur le moral de l’ensemble des joueurs pour rater le résultat d’un match moins facile que celui de dimanche…

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