Hors-jeu : Rouge, vert et noir

Les deux grands clubs du Maroc, le WAC et le Raja, en rouge et vert, ne cessent pas de manger leur pain noir. Premier point commun : les deux équipes ont réussi la gageure de décomplexer les Egyptiens face au signe indien que représentait pour eux le football marocain.
L’équipe du Zamalek a battu le Raja en ligue des champions et a écrasé le WAC en super coupe africaine. C’est la totale si l’on y ajoute la cuisante défaite de l’équipe nationale Junior face à son homologue égyptienne en coupe d’Afrique. Personne ne peut affirmer que le mal de notre football ne s’est pas généralisé à toutes ses composantes quand le Raja et le WAC s’affaissent comme un taureau blessé.
Le WAC a subi samedi dernier la loi des Egyptiens, son intenable entraîneur Oscar a démissionné, son insaisissable président fait mine de ne rien savoir alors que d’autres membres du comité confirment le départ du virevoltant Argentin. Une cacophonie déroutante. Quant au Raja, au lieu de gagner de l’argent, il va débourser 150 millions de centimes comme amende à une infraction au règlement du sponsoring en ligue des champions. Une bourde incroyable commise par le comité qui n’a même pas eu l’audace de désigner le responsable direct de ce hors-jeu qui a coûté très cher au club. Et au lieu de désigner le ou les fautif, le comité sous pression a été poussé à l’erreur en sanctionnant des boucs émissaires tout désignés. C’est la débandade totale au sein du comité du Raja qui essaye de remédier aux échecs par des opérations chirurgicales superflues et inutiles.
Le président Doublali du WAC en fait autant en s’en prenant à tout le monde et en ne se fiant qu’à sa tête pour affirmer et infirmer la même chose en même temps. Lui aussi a sanctionné un membre du comité, Mustapha El Had, à la veille du match contre la Zamalek pour des raisons inconnues. On le sait depuis longtemps la démocratie est bannie de nos clubs, mais quand deux grandes équipes comme le Raja et le WAC tombent aussi bas, c’est que rien ne va plus dans notre football. C’est dire combien il faut restructurer notre football et notre sport en général par le bas et non pas en opérant quelques aménagements par le haut. Il ne suffit non plus au comité Raja de recruter l’ex-entraîneur de l’équipe nationale, Henri Michel, pour pouvoir redresser la barre d’un bateau qui coule dans le championnat. Comme cela n’a pas suffi au WAC de recruter, ce que certains journalistes trop complaisants appellent le magicien, Oscar pour remporter la super coupe.
L’Argentin Oscar est le deuxième point commun entre la dualité négative du Raja et du WAC puisqu’il les a entraînés et largués tous les deux à un moment donné. Sa magie n’a pas fonctionné face au Zamalek tout simplement parce qu’il en faut plus pour constituer une équipe compétitive. Cet homme est trop instable pour pouvoir réaliser un bon travail ce qui justifie son échec dans plusieurs pays arabes et africains avant de revenir au WAC. L’instabilité c’est le troisième point commun entre les verts et les rouges aussi bien au sein de leurs comités que chez leurs joueurs qui voient tous en noir.

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