Hors-jeu : Secret d’Etat

Rien ne va plus au sein du comité provisoire de l’athlétisme présidé par l’inamovible M’hamed Aouzal. Mêmes les membres de la commission chargée de la préparation de l’assemblée générale lui ont tourné le dos. Las de voir perdurer un provisoire illégal, les présidents de ligues ont décidé de se retirer de cette commission pour protester contre l’inanité du ministère de tutelle face à une situation qui fait fi de tous les règlements.
Dans un communiqué diffusé par les dirigeants de quatre ligues, il est fait mention du refus des instances concernées de répondre à leurs doléances. L’accent est notamment mis sur les promesses non tenues par le ministère de la jeunesse et des sports à fixer une date définitive pour la tenue de l’assemblée générale. La boucle est bouclée pour un comité qui a perdu la confiance des présidents de ligues et qui n’est là que par la bénédiction du ministère de tutelle.
Ce département qui avait appliqué l’article 22 de la loi sur l’éducation physique en procédant à la dissolution de la fédération s’est enlisé dans une situation inextricable pour des raisons encore plus inexplicables. Le ministère, censé faire respecter la loi cautionne un comité provisoire qui a violé le délai d’un an qui lui est imparti pour le retour à la légalité. Le ridicule et l’insensé ont fini par atomiser l’athlétisme national qui n’existe aujourd’hui que par la volonté des athlètes. On se demande où sont passés les gestionnaires quand on sait que ce sont des athlètes comme Bidouane, El Guerrouj, Moutawakkil qui animent cette discipline en organisant des courses à travers le royaume. En définitive, l’équipe suppléante d’Aouzal ne gère ni la pratique de cette discipline, ni la préparation de l’assemblée générale, encore moins l’administration de la fédération.
À preuve, même le courrier de la fédération internationale d’athlétisme subit le même sort d’indifférence et de négligence. Les dirigeants de l’IAAF se plaignent, à juste raison, que l’athlétisme marocain qui occupe une place mondiale prépondérante soit géré d’une manière aussi désastreuse.
Quand le comité provisoire n’arrive même pas à répondre à une correspondance importante et urgente de l’IAAF, c’est que sa légèreté n’a plus de limite. Pour en savoir plus il faudrait que le ministère de tutelle réponde à cette question que tout le monde se pose : Pourquoi ce département tente avec tous les moyens de retarder la date de l’assemblée générale de la FRMA ?

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