Hors-jeu : Trop petite, la balle

L’équipe nationale de handball participe, pour la cinquième fois au championnat du monde de hand-ball. Ce qui est une bonne performance sur le papier car la réalité du terrain est tout autre. La qualification de quatre pays africains à ces championnats lui permet souvent d’avoir le dessus sur des équipes très moyennes. Mais dès que la sélection nationale s’affronte aux grands comme l’Algérie, la Tunisie ou l’Egypte, elle finit toujours par céder. Quant aux phases finales des championnats du monde, il est incontestable qu’elle relève beaucoup plus de la figuration que de la recherche d’une qualification au deuxième tour.
Face aux meilleures équipes du monde, seule l’équipe égyptienne arrive à tenir le coup dans une discipline où l’Afrique reste largement à la traîne. Comme cela était prévu, l’équipe nationale a été battue par son homologue espagnole lors de son premier match dans les championnats qui se déroule actuellement au Portugal. Il ne faut pas rêver même si les joueurs se surpassent pour défendre les couleurs nationales dans des conditions précaires. Comme toujours, voire pire que les fois précédentes, l’équipe nationale a effectué une mauvaise préparation pour ces championnats.
Les joueurs ont été rassemblés dans une concentration en décembre qui n’a pas dépassé nos frontières pour affronter des équipes plus expérimentées. Ils ont regagné l’Espagne par autocar pour un stage de quinze jour où ils ont affronté des petites équipes de l ‘Andalousie contre lesquelles ils ont perdu tous les matchs. Pour un championnat du monde, ce n’est plus une préparation c’est un sentiment de résignation qui prédomine. Mais le plus grave dans cette expédition vers l’aventure incertaine, c’est que nos handballeurs n’ont pas joué un seul match de championnat. Et pour cause le championnat n’a pas encore démarré pour des raisons que seuls les dirigeants de la fédération trouvent plausibles et justifiées.
On sait que chez nous, on justifie l’injustifiable mais aborder un championnat national avec quatre mois de retard alors qu’un championnat du monde pointe à l’horizon, relève tout simplement de l’irresponsabilité.
En janvier, les adversaires du Maroc ont au moins une vingtaine de matchs dans leurs jambes sans compter les matchs préparatoires. Justifier ces aberrations par le fait que la saison a fini tardivement l’année dernière et que ce retard a été accentué par l’avènement du mois de ramadan et de la tenue de l’Assemblée générale de la fédération ne constitue pas une justification mais un aveu d’incompétence. Car si toute une fédération dirigée par l’inévitable Abdelmoumen Jouahari, n’arrive pas à confectionner un calendrier de compétitions qu’elle respecte, c’est qu’il n’existe plus d’instance dirigeante. D’autant plus que le club de la Rabita s’apprête à accueillir le championnat arabe, ce qui laisse supposer que le championnat va s’enfoncer davantage dans le retard.
Quand on commence un championnat en février, il est normal que la fin de la saison ne trouve pas de fin jusqu’à l’année suivante.

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