Hors-jeu : Une presse impliquée

Le bureau fédéral a constitué lundi une commission de réflexion pour se pencher sur un projet de reforme du football national. La fédération a tenu à y associer toutes les composantes du football national y compris la presse sportive.
C’est une bonne idée que d’impliquer directement les journalistes dans ce débat dans la mesure où ces derniers sont fortement ancrés dans les rouages des institutions footballistiques. Pour ceux qui ne le savent pas, certains journalistes ont depuis longtemps squatté la fédération soit par affinité avec certains dirigeants, soit en exerçant des fonctions diverses. Ils ne font plus seulement de l’information ou de la critique, mais quelques-uns ont longtemps travaillé à la FRMF en tant que conseillers à la communication. Et puis la concertation n’a jamais fait mal à personne, d’autant plus que pour les deux journalistes en question, cette implication reste volontaire. Ceci étant il serait plus utile que les deux postulants jouent le rôle d’intermédiaires pour une réflexion collective qui englobe toute la presse sportive.
Elle peut se faire soit dans le cadre associatif ou autre car quoi qu’on dise le journaliste a son mot à dire dans cette crise aiguë que connaît notre football. Il a d’ailleurs toujours dit son mot que ce soit d’une manière positive ou négative. Ce faisant, il a, lui aussi, sa part de responsabilité dans ce qui est advenu de notre football. Il faut l’avouer avec courage, l’objectivité n’est pas toujours notre fort puisque beaucoup de journalistes ont réussi à imposer certains dirigeants, entraîneurs ou joueurs par la « force» de leurs articles.
Ils font et défont les acteurs de notre football au gré de leur sympathie ou de leur antipathie qui ne sont pas toujours gratuites. On ne comprend pas, par exemple, pourquoi certains journalistes-conseillers en communication de la FRMF versent dans la louange quand ils sont en fonction et redeviennent polémistes dés qu’ils sont remerciés. Pis encore, certains journalistes sont devenus les managers de certains entraîneurs qu’ils recommandent à leurs amis dans la fédération. On ne peut pas être juge et partie à moins qu’on soit en bon terme avec la subjectivité comme ce journaliste qui perçoit 20 000 dirhams par mois de la FRMF pour une fonction obscure. Le mal de notre football vient de nous aussi, journalistes, qui cherchons à devenir plus que ce que nous devons être.

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