Il sera une fois le culot…

Il sera une fois  le culot…

Je n’en cherche pas non plus. Quoique… Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter une histoire que d’ailleurs vous connaissez bien pour l’avoir entendue ces derniers jours au moins mille fois. Vous allez me demander à quoi ça va servir et je vais vous répondre que c’est juste pour vous la raconter à ma manière, c’est-à-dire, en la caricaturant.

Entre nous, toute cette histoire est elle-même une caricature avec des traits aussi gros que des grosses bêtises. De plus, elle est si déraisonnable que ça nous ferait certainement du bien de la tourner en dérision. Je dois vous dire que ce qui m’a intrigué dans cette histoire, c’est l’ampleur qu’elle a prise en l’espace de quelques heures. En fait, il n’y a pas Une histoire, mais Trois.

Chronologiquement, il y a eu un premier truc qui a surgi de la croisette et atterri directement au Maroc. C’était, c’est vrai, plutôt osé. Il a commencé à circuler, d’abord, sous le manteau, et puis, de fil en aiguille, tous les Marocains ont été piqués au jeu. Depuis ils n’ont plus arrêté. Le hasard ou bien un complot, allez savoir, a fait que deux autres trucs qu’on a dit aussi salaces que le premier sont arrivés coup sur coup, et du coup, on a commencé à parler des 3 trucs en même temps même si, a priori, passez-moi l’expression, ils n’avaient pas de rapport entre eux, sauf aux yeux de ceux et de celles qui font une fixation sur «ça».

Ça m’a rappelé une vieille blague que j’aime beaucoup et que je raconte souvent. Je suis sûr de vous l’avoir déjà racontée, mais je vais vous la re-raconter quand même car elle est tout-à-fait à propos. La voici. C’est un monsieur qui va voir un psy et qui lui dit : «Docteur, tous mes amis me disent que je suis un obsédé sexuel, alors que je ne le suis pas du tout». Le psy lui dit alors: «on va vérifier ça tout de suite». Il prend une feuille et un stylo, dessine un point au milieu de la feuille et demande au monsieur : «Qu’est-ce que ça  représente pour vous ?».

«C’est un couple en train de faire un câlin», lui répond-il du tac-au-tac. «D’accord, réplique le psy». Puis, il trace un carré sur la feuille et repose la même question. Le monsieur jette un bref regard sur le dessin et dit : «C’est une maison dans laquelle il y a plusieurs couples qui sont en train de faire des câlins».

Après avoir dessiné cette fois-ci un grand carré, le psy repose la même question à son patient qui lui répond aussitôt : «ça, c’est une grande ville où tous les couples sont en train de faire des câlins». Alors, le psy dépose son stylo et lui lance : «vos amis ont parfaitement raison: vous êtes vraiment un obsédé sexuel». Et savez-vous ce que lui a rétorqué notre «malade»? «Mais, docteur, c’est vous qui dessinez des cochonneries, pas moi». Voilà, la blague s’arrête là et j’espère que vous l’avez bien comprise parce que je ne vais pas vous faire un dessin.

Je disais donc que tout «ça» a commencé d’abord au Maroc et puis, je ne sais pas ce qui s’est passé, «ça» s’est retrouvé très vite partout dans le monde. Pourtant, si j’ai bien compris le souci  des gardiens du temple, c’était exactement «ça» qu’ils voulaient éviter afin, nous avaient-ils bien expliqué, que «l’image du pays n’en soit pas ternie». Je crois que sur ce coup-ci, c’est mal barré, pour ne pas dire un gros mot. Parce que, moi, je suis pudique. Justement, à propos de pudeur, je me demande pourquoi on a fait de «ça» tout un plat et pourquoi on l’a crié sur tous les toits ?

Je pense que les surveillants de nos consciences et les calmants de nos sens n’ont pas encore pigé que plus on crie au loup et plus on attire les chasseurs, et plus on pousse les gens à ne pas voir les choses pas convenables à voir et plus ils feront tout pour les voir. Mais, ce qui est plus grave encore, c’est qu’à force de vouloir, même de bonne foi, brimer l’audace et décréter les interdits, on finit toujours par faire émerger des excès. Et pourtant on sait tous que tout excès produit le contraire de ce qu’il recherche.

Alors, de grâce, qu’on arrête de vouloir tout arrêter sous prétexte «d’éviter le déclin de notre société». Aucune nation ne saurait être menacée par un trop plein de libertés. Par contre, que de pays sont à la marge des nations, justement, pour avoir limité ces libertés ! Le Maroc, lui, a déjà fait son choix, et le meilleur qu’il soit. Mon Dieu, faites qu’on ne le fasse pas revenir en arrière. Amen.

En attendant, je souhaite à tous les culottés et à toutes les culottées un très bon week-end. Quant aux autres…

Un dernier mot sous forme de devinette pour rigoler un peu : quel rapport y a t-il entre les éternelles fuites à l’examen du Bac, et les diplômés-chômeurs qui manifestent toujours devant le Parlement ?

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