J-C Gaudin, maire de Marseille et ami du maroc

J-C Gaudin, maire de Marseille et ami du maroc

Parmi les vrais amis de Marrakech, Jean-Claude Gaudin occupe une bonne place. En effet, ce grand homme a voulu depuis quelques temps nouer des relations profondes entre les deux villes ; de Marseille où il est élu maire, faisant suite au célèbre Gaston Deferre et Marrakech, le joyau touristique du Maroc. Jean-Claude Gaudin a toujours voulu privilégié les relations Nord-Sud mais surtout celles qui doivent exister entre les pays riverains de la Méditerranée. Né le 8 octobre 1939 à Mazargues dans les quartiers sud de Marseille d’une vieille famille incrustée dans ce fief depuis plus de trois siècles. Sa première vie professionnelle a été consacrée pendant quinze ans à l’enseignement de l’histoire et de la géographie. Puis très jeune, il sera élu en 1965 sur la liste socialo-centriste, pour devenir le benjamin du conseil municipal de Marseille. Il sera réélu en 1971. Deux ans après, il va adhérer au Parti des républicains indépendants et fera partie, l’année d’après, de l’équipe de la campagne électorale de Valéry Giscard d’Estaing. En 1978, il sera élu député de Marseille battant, à la surprise générale, le député sortant socialiste Charles Emile Loo, poste qu’il gardera encore en 1981 pour devenir le chef du groupe parlementaire UDF à l’Assemblée nationale . En 1982, il fera son entrée au Conseil général des Bouches du Rhône et l’année d’après il conduira une liste contre Gaston Deferre alors ministre de l’Intérieur. En 1986, Jean-Claude Gaudin est réélu député et devient le 25 avril de la même année, le premier président du conseil régional de Provence Côte d’Azur. En 1988, il sera réélu député pour la 4ème fois en tant qu’UDF. Après une deuxième tentative à la mairie, il se fait élire sénateur en septembre 1989, laissant sa place de député à son suppléant qui n’est autre que l’actuel ministre de la Santé, Jean François Mattei. L’élection la plus médiatique de Jean-Claude Gaudin sera celle du renouvellement du conseil régional qu’il gagna en 1992 contre Bernard Tapie et Jean-Marie Lepen ce jour du 27 mars. Ce test difficile lui ouvre les portes de la mairie de Marseille où il remportera la fauteuil de maire en 1995. Son association avec le jeune RPR Renaud Muselier dans la liste « Ambition Marseille » a payé, avec une bonne majorité. La même année, il sera élu président du groupe sénatorial mais encore il sera son entrée dans le gouvernement Juppé à la tête du ministère de l’Aménagement du territoire, de la Ville et de l’Intégration et ce pendant deux ans jusqu’en juin 1997. Il retrouvera son siège de sénateur le 27 septembre 1998 ce qui lui permet de conquérir aussi le poste de vice-président du Sénat français. A son initiative, il va créer en septembre 2000, la communauté urbaine de Marseille formée de 18 communes (la 3ème de France), et en sera le premier président. Ayant basé sa nouvelle campagne municipale de 2001, sur Marseille ville capitale euro-méditerranéenne active et fraternelle, les Marseillais lui redonnent leur confiance malgré une concurrence rude avec le MNR d’extrême droite. Il remporte néanmoins 7 secteurs sur 8 et dispose d’une majorité absolue pour être réélu le 25 mars 2001 maire de Marseille et président de la communauté urbaine le 11 avril 2001. En octobre de la même année, la confiance lui sera renouvelée pour le poste de vice-président du Sénat par 260 voix sur 299 et en devient le 3ème personnage en tant que 2ème V.P. L’Académie de Marseille lui ouvre les portes en remplaçant le siège vacant de l’architecte Gilbert Bonnardel, dans la section beaux-arts pour son excellent talent d’orateur dont il a fait preuve pendant sa carrière politique. On peut dire sans se tromper que Jean-Claude Gaudin occupe une place de choix dans le paysage de droite française car non seulement il a gardé la ville de Marseille pendant que Paris et Lyon soient passées à gauche mais aussi il devient un élément actif au sein de l’Union pour la majorité présidentielle, en devenant son président de la commission nationale des investitures chargé d’investir les députés de chaque circonscription française. Il est désigné donc vice-président délégué de l’UMP en juin 2002 aux côtés d’Alain Juppé son président et de Philippe Douste-Blazy, son secrétaire général. C’est à cette période que Jean-Claude Gaudin est venu à Marrakech, dans le cadre de sa politique euro-méditerranéenne, pour rencontrer ses homologues et signer dans un premier temps une convention de coopération entre la ville de Marseille et la communauté urbaine de Marrakech. Du reste, il était accompagné d’une forte délégation composée de ses adjoints municipaux dont mon ami Rocca-Serra et plusieurs intervenants du tourisme, de l’entreprise et de certains secteurs comme celui de la Générale des eaux de Marseille. Par sa politique d’ouverture, Jean-Claude Gaudin et les responsables de Marrakech ont émis le désir de nouer les liens d’amitié entre les deux villes. Ils sont conscients de l’intérêt de ce que la coopération, sous tous ses aspects, peut apporter pour le développement mutuel, et sont résolus à faire fructifier cette coopération pour le bien-être des administrés d’une part et pour les relations franco-marocaines d’autre part. C’est que les deux villes souhaitent développer la recherche d’une meilleure gouvernance municipale à travers les échanges d’expériences pour la qualité de vie, l’hygiène, la prévention, la sécurité, le schéma de circulation, les politiques sociales actives, l’échange des jeunes, le développement touristique et économique, l’information, surtout que Marseille s’est proposée d’être le relais de notre ville Marrakech pour faire aboutir tous les dossiers objets d’une demande de financement européen ainsi que le montage des dossiers destinés à la Commission européenne. Un premier résultat fut enregistré immédiatement par la prise en charge de deux jeunes cadres (dont une fille) par la mairie de Marseille qui les a formés pour ce montage de dossiers avec des séjours-stages, l’un à Marseille et l’autre à la Commission européenne de Bruxelles. Bien entendu la coopération vise aussi plusieurs autres domaines comme ceux de la restauration des monuments historiques avec création d’un observatoire de la sauvegarde de la Médina de Marrakech, mais aussi le domaine de l’environnement (déchets solides, eaux usées et assainissement liquide), celui de l’artisanat, des foires et de la gestion des parkings. On voit donc que la coopération entre les deux villes de Marrakech et celle de Marseille repose sur des bases solides qui ont poussé nos amis Marseillais à demander tout simplement un vrai jumelage entre les deux villes, chose que les deux mairies ont adoptée,bien sûr en attendant l’accord de notre ministère de l’Intérieur. Ce sera en tout cas, et à notre humble avis une belle chose, bénéfique à tous points de vue pour Marrakech, ville internationale qui profitera des expériences de sa ville consoeur méditerranéenne par des sessions de formations spécifiques, des échanges d’information et de documentation, des stages, des missions d’expertises et des projets mutuels. Si cette relation entre Marseille et Marrakech est le fruit d’un travail humain, il n’en sera que bénéfique pour les administrés des deux villes. A-t-on besoin de répéter et d’insister sur le fait que c’est l’homme qui est le facteur déterminant dans toute évolution et pour tout succès et développement quel qu’il soit. Il nous reste à saluer notre ami Jean-Claude Gaudin pour tous les efforts qu’il fait vis–à-vis de Marrakech mieux que cela vis-à-vis de notre pays car rappelons-nous de sa dernière visite où il est venu avec son confrère Alain Juppé juste après les lâches attentats du 16 mai 2003, pour apporter son soutien à S.M. le Roi Mohammed VI et au peuple marocain face à ces actes sans significations. Donc nous saluons Jean-Claude Gaudin, cet homme de valeur, grand officier du Ouissame Alaouite et chevalier de la Légion d’honneur sans parler de plusieurs autres décorations, qui a eu une vie politique bien pleine, qui a publié des livres tels que « Une passion nommée Marseille », ou « Comment-ils défont la France » ou encore « La gauche à l’imparfait ». On sait que ce grand homme a décidé en ce début août 2003 de revenir chez nous pour démontrer combien il adore le Maroc mais surtout la ville de Marrakech qui le salue d’ores et déjà avec toute sa chaleur du moment mais aussi avec celle du coeur et celle de l’amitié sincère. Bienvenue donc cher ami Jean-Claude, chez tes amis.

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