J’aime, je partage: Des suicides chez les élèves

J’aime, je partage: Des suicides  chez les élèves

Des élèves qui se donnent la mort sous les pressions. Pressions des cours, des parents qui demandent des résultats, des professeurs qui exigent des résultats, des autres élèves qui se harcèlent entre eux, des drogues, de la délinquance juvénile et d’autres tracas vécus durant cette trouble et dangereuse  phase de la vie, l’adolescence.

Pour le taxi driver, l’affaire est entendue: «Je sais de quoi vous parlez madame. J’ai eu vent par d’autres clients de ces trois suicides au sein d’un même établissement sur une longue période. C’est horrible. Mais le plus important est de savoir pourquoi nos enfants peuvent facilement en arriver à des extrêmes?» La dame assise devant, à côté du taxiste, enchérit en parlant de la perdition de certains jeunes, d’autres qui n’ont plus aucun repère et surtout l’absence de la rigueur des parents qui laissent leurs enfants faire ce qu’ils veulent sans surveillance, sans être là à parer à toute déviance.

«Mais le grand danger, c’est la drogue. Presque tout circule dans les rues et devant plusieurs établissements scolaires. C’est là qu’il faut sévir. Vendre du haschich à des gamins et parfois pire, de la cocaïne et de l’ecstasy, il faut être sans pitié avec ces assassins de nos enfants, il faut les condamner à mort».  Le chauffeur prend la pleine mesure du désarroi de cette maman qui a peur de se retrouver dans la même situation que les parents de tous  ces enfants qui se sont donnés la mort. Il tente une accalmie : «Ce sont les parents et le cercle familial qui peuvent encore sauver les enfants.

C’est à ce niveau qu’il faut faire le maximum d’efforts. Il faut parler à nos enfants et non pas les frapper, les punir et les priver de tout ce qui leur fait plaisir. Parce qu’au-delà du stress des cours, de la compétition féroce en classe et entre élèves pour des raisons multiples, il y a aussi toutes les attentes des parents qui peuvent parfois jouer de mauvais tours aux  jeunes. C’est pour cette raison que je pense qu’il faut y aller doucement avec les petits. Il faut qu’ils travaillent bien à l’école, mais il faut aussi les laisser se défouler, jouer, se divertir pour respirer.» La femme, de son côté, reste convaincue que certaines écoles ne font pas leur boulot et que seul le gain leur importe.

Alors elle part dans un discours virulent sur l’absence d’encadrement, de rapports psychologiques sains et responsables avec les petits, d’une bonne pédagogie, sans oublier de jeter la pierre à tous ces «malades de professeurs qui harcèlent les filles, frappent les mômes et leur font peur».

Le débat matinal dans le taxi fait le tour de toute la question, avec des exemples vécus, avec des détails terribles sur tel gamin qui est devenu dealer à 13 ans, tel autre qui a été arrêté pour tentative de viol avec d’autres complices, tel autre qui se baladait en classe avec un couteau de boucher… Pour ma part, j’écoutais, franchement saisi et dépassé par tout ce qui se disait tant le sujet est terrible, dangereux, glissant dont il faut s’occuper dans l’urgence.

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