J’aime, je partage: Divorces à cause du Net

J’aime, je partage: Divorces à cause  du Net

Il paraît que la bonne femme, qui vient de descendre du taxi a divorcé à cause d’Internet, de Facebook, WhatsApp, Viber et autres Snapchat. Eh oui, «elle jure ses grands saints que ce sont des relations virtuelles, pourtant son mari-et on peut se mettre aisément à sa place- ne l’entend pas de cette oreille, du tout. Il est convaincu dur comme fer que sa femme entretenait des relations avec plusieurs hommes via les réseaux sociaux et certaines applications gratuites de communications. Alors, il a décidé de se séparer de son épouse après 12 ans de mariage.

Ils ont deux enfants. C’est franchement triste». Mon ami taxi driver, qui est passé me récupérer comme chaque matin, me raconte son histoire avec la dame qui venait de descendre, avec un brin de tristesse. Il est réellement peiné. Il me dit que s’il y avait tromperie, tricherie et adultère, je peux facilement accepter un tel sort, mais là, la femme jure que ce n’était que des chats pour passer le temps. Et le mari est tombé dessus par un pur hasard, et il n’a pas voulu en démordre. Il s’est senti trahi, lui qui faisait confiance à son épouse, la mère de ses enfants, celle avec qui  il a partagé le bon et le moins bon.

En guise de réponse, je risque une sortie à contre-courant : «mais tu sais mon frère que les amis et amies virtuels sont légion sur le Net aujourd’hui. Tu peux te créer une tribu de gens que tu ne connais pas et que probablement tu ne vas jamais rencontrer. Mais de là à se faire prendre la main dans le sac en train de chater avec un autre bonhomme et que de surcroit, le mari découvre que ces chats durent depuis des semaines, voire des mois, il y a de quoi déstabiliser le couple le plus costaud du monde, frère». «Mais la bonne femme, la pauvre, regrette amèrement et elle m’a l’air sincère. Elle aime son mari et sa vie de famille.

Là, elle a tout perdu à cause de ces conneries». J’en conviens, c’est terrible comme situation. Il y a de quoi être meurtri, au plus bas, malade à en mourir. «C’est tout de même dur à accepter. Du jour au lendemain, tu n’as plus de vie, juste parce que tu as voulu tuer le temps en racontant tout et n’importe quoi à des personnes que tu ne connaîs que par claviers interposés. Résultat des courses, les choses s’emballent, on se sent bien, on a du réconfort, toujours bon à prendre, on se parle, on s’écrit, on en vient aux mots gentils, puis aux mots doux, puis on flirte par sms et on prépare la ruine de sa famille, sans s’en rendre compte.

Ce type de risques à prendre est inutile quand on a des bases solides dans cette vie. Quand on est seul et qu’on s‘ennuie, je peux à la limite comprendre, mais dans le cas de cette femme, j’avoue ne rien piger». Mon ami taximan en convient. «C’est vrai, la pauvre femme s’est fait avoir en beauté, toute seule, comme une conne. Du moment qu’elle a un mari, des gosses, et qu’elle dit  qu’elle est heureuse, quel besoin d’aller parler à d’autres mecs sur le Net ?

C’est vrai, là, elle a réellement creusé sa propre tombe, comme une grande. Elle n’a qu’assumer !» Assumer quoi ? Elle va accuser le coup, se tourner  vers ses amitiés virtuelles, et là, elle risque de trouver du vide,  plus personne de concret pour l’aider à dépasser son drame.
C’est là qu’elle risque de ressentir tout le poids de ce qui vient de s’abattre sur elle.

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