J’aime, je partage: Jeunesse à sauver

J’aime, je partage: Jeunesse  à sauver

Leurs enfants, encore mineurs, des collégiens ou des lycéens, sont en proie aux drogues. Cannabis, ecstasy, cocaïne, psychotropes, alcools. J’en ai rencontré plusieurs, des connaissances, qui m’ont raconté dans le détail leur calvaire.

Imaginez un gamin de douze ans qui est déjà accro aux joints. Pas une journée qui passe sans qu’il soit dans les vapeurs éthérées de sa drogue. Plus de vie de famille, plus d’école, juste la rue, des amis, eux aussi drogués, à squatter sur une terrasse, ou dans des terrains vagues à rouler des joints. D’autres, à peine plus âgés, ont franchi un palier. Ils ont déjà atteint le stade des psychotropes.

Ceux-là font vivre à leurs familles des cauchemars en continu. Sans le moindre répit. Conflits à répétition, scènes de bagarres avec les parents au sein du foyer familial, des crises d’hystérie pour les obliger à leur donner de quoi se payer leurs pilules. Certains en sont déjà à se mutiler, à se balafrer, pris dans la tourmente du poison qu’ils avalent et qui leur fait perdre toute conscience.

On s’en souvient encore de ces drames horribles de jeunes sous l’emprise des psychotropes qui ont décimé leur famille entière sans se rappeler le moindre détail du carnage. Des situations extrêmes comme celles-ci peuvent très vite avoir lieu. Il suffit d’un rien pour franchir l’irréversible et commettre l’irréparable.

Pour d’autres jeunes, on en est aux drogues dures : ecstasy et cocaïne. Les parents le savent, sont allés voir des pédopsychiatres, ont eu recours à des centres de suivi pour addictologie, mais sans succès. Les enfants finissent par rechuter. Ce qui rend le désespoir des parents encore plus grand. Ils disent avoir tout essayé, avoir tapé à toutes les portes, sans trouver la bonne solution et sauver leur progéniture.

C’est que, il faut le dire, de nombreuses écoles sont le terrain de jeu de dealers patentés qui empoisonnent les enfants. Ils leur vendent de tout. Des professeurs ont alerté les parents, des directeurs ont demandé l’aide des forces de l’ordre, des mesures ont été prises pour mettre hors d’état de nuire ces trafiquants qui jouent avec la vie des enfants, mais il y en a toujours qui passent à travers les mailles du filet. Des vendeurs de la mort sans scrupules qui n’hésitent pas à se faire de l’argent sur le dos de jeunes innocents, encore fragiles. C’est là dans les écoles, devant les collèges et les lycées qu’il faut sévir pour sauver ce qui peut l’être encore. Car, qu’on ne s’y trompe pas, la situation est franchement alarmante.

De plus en plus de jeunes sont détruits par les drogues. Ceci on le voit tous les jours, dans presque toutes les rues des grandes villes du pays. Il ne faut pas se leurrer et croire que le problème va se résorber comme par enchantement.

Non, il faut des mesures drastiques contre ce trafic de drogues qui  prend de plus en plus de proportions néfastes au sein de la société marocaine.  Et ce n’est pas là un phénomène caractéristique de quartiers bien précis, dits sensibles. Pas du tout. Gosses de riches, fils de pauvres, écoles huppées ou écoles délabrées au fin fond d’un bidonville, le problème est le même.

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