J’aime, je partage: La vie des autres

J’aime, je partage: La vie des autres

On ne va pas revenir sur les détails, somme toute, très basiques et prévisibles, égrenés dans le livre.

On fait aussi l’impasse sur le voyeurisme de bas étage qui a tenu tant de gens en haleine, comme s’ils allaient tomber sur des secrets d’Etat au fil des pages. On zappe par la même occasion le lavage de linge sale entre deux personnes qui ont eu une relation, qui a duré ce qu’elle devait durer, qui a capoté et dont la page devait être tournée en secret, en intimité, loin des caméras, des médias et autres paparazzeries.

On va parler de ce que cet épisode franco-français a suscité chez certains Marocains. Les discussions de salon, les happy hours pas modérément arrosés et autres réseaux sociaux où chacun y va de son point de vue. Bon, vous l’avez deviné, Valérie a raison de régler son compte à M. Hollande. C’est ce qui ressort de la majorité des analyses et commentaires. «Il l’a bien cherché», «il l’a trompée, la pauvre» , «il ne la méritait pas»… l’injustice semble être à sens unique. Alors que la vie nous apprend toujours que dans les affaires de couple, il n’y a que les deux engagés dans cette aventure, toujours limitée dans le temps et dans l’espace, qui savent de quoi il en retourne entre eux. Personne, mais personne, ne peut savoir ce qui se passe entre un homme et une femme en relation amoureuse. Toute tentative de s’immiscer là-dedans est basse et s’avère toujours indélicate, voire dégueulasse.

Bref, même dans les taxis, on a commenté l’affaire : «C’est un coureur ce François !», comme si le taximan était un pote de longue date de M. le président. Et vas-y que je te raconte les autres histoires avec Mme Royal et cette actrice Gayet, il savait tout le chauffeur de taxi, ma parole, une vraie piplette !

Dans le café, un long article sur les dessous croustillants de l’affaire, en arabe, et le voisin qui sirote son café noir, se délecte. Il me dit que «ce François, il a tout compris aux femmes. Il faut toujours avoir des plans de secours». Le bonhomme parle en connaissance de cause. Il a l’air d’avoir de longues heures de vol derrière lui. Et les affaires de femmes il en connaît un bon rayon. «Il aurait pu garder toutes ces histoires intimes pour lui». Le bonhomme me répond, après un bref moment de réflexion, que «les degrés de scandale sont à la mesure de qui nous sommes.

Un pauvre type gère son divorce et sa rupture en silence ou alors se noie dans la bibine, un homme d’Etat de cette stature peut aussi servir d’amuse-bouche aux curieux et aux charognards de notre espèce». C’est dans le texte, en substance, je n’ai rien retiré de cette phrase, sauf que je l’ai traduite du mieux que je pouvais. Que dire après une telle saillie ? Que les voies du cœur et du corps sont impénétrables…

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