Label marocanité : Chute à l’algérienne

Cheb Mami est tombé bien bas. Star internationale qui, par la force de la voix, a atteint le zénith mondial de la musique, au point de chanter avec Sting. Ce chanteur à la voix stridente qui sera introduit, par Zucchero, dans le panthéon des duos avec les grands de ce monde comme Luciano Pavarotti. Cet homme là vit, depuis quelques mois, reclus dans l’Algérie de son ami Boutef.
Muezzin des aubades mielleuses, ce chanteur va tomber pour une histoire à dormir debout. Après une aventure amoureuse avec une photographe, il va être inculpé, en 2005, pour avoir organisé contre celle-ci, enceinte de lui, un guet-apens dégueulasse. Il l’avait fait venir, à Alger, avant de la séquestrer et de lui faire subir un avortement forcé sous sédatifs. La photographe Isabelle Simon s’en sortira et, par miracle, l’enfant aujourd’hui âgée de quinze mois survivra à cette épreuve.
Sitôt rentrée en France, la victime va porter plaine. Ce qui vaudra au chanteur, une fois en France, une arrestation en octobre 2006. Sieur Mami sera placé en détention, pour quelques mois, au carré VIP de la Santé. Ce n’est que grâce à une forte caution et le retrait de son passeport qu’il sera remis en liberté provisoire, en février dernier. Comme un vulgaire petit voyou, il en profitera pour quitter clandestinement le territoire et rejoindre l’Algérie, par l’Espagne. Cette évasion sera justifiée, dans l’interview, publiée, lundi par le Quotidien d’Oran. Il y affirme l’urgence qu’était pour lui de rentrer au pays pour voir sa mère, avant que celle-ci ne disparaisse, puisque malade et  âgée de 87 ans.
C’est justement cette interview qui interloque. Le chanteur s’y proclame victime d’un «acharnement médiatique hystérique» en France. Il voit dans le mandat d’arrêt international lancé contre lui, par la justice française, une forme de persécution alors qu’elle n’est que la réponse à son refus de se présenter à l’audience à laquelle il était convoqué, le 14 mai. En filigrane, il suggère derrière cette persécution un complot juif. Le prince du rai ne chante plus. Il s’égare.
Ce ne sont, tout de même, pas des peccadilles qu’on lui reproche mais des faits criminels. Il ne trouve pas mieux que procéder par transfert de culpabilité et atteindre le summum de l’irresponsabilité en accusant son manager juif d’avoir organisé la séance d’avortement : Il prétend tout de go que sa «plus grosse erreur…c’est d’avoir suivi le mauvais conseil de mon manager juif, Michel Lévy.». La mère de son enfant n’est plus son ancienne dulcinée. Elle est juive. L’association juif/ argent étant établie. Celle-ci ne se défend pas. Elle est avide de son argent. Du coup «Ce n’est pas l’Arabe ni le présumé enfant de l’Arabe… mais l’argent de l’Arabe.» qui motive son action en justice ?
 Pour peu, les médias qui salissent son image de pauvre arabe le font parce que détenus par des Juifs. Il ne le dit pas mais presque. Cette démonstration vicieuse et peu intelligente justifie son manque de confiance dans la justice française. Il n’y a que la justice algérienne qui mérite du crédit.
Il nous prend vraiment pour des imbéciles.

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