Label marocanité : Réponse à un pleutre

Des types qui vous écrivent, contents ou contrariés, cela arrive souvent. Des réponses, sympas ou pas, il m’arrive d’en faire. Là, suite à la chronique sur Villepin, le journal a reçu un message pas piqué des hannetons. Il dénote d’un procédé et un esprit infects. En substance, il ne s’agissait pas de me rétorquer ni d’argumenter, ni même de m’injurier, ce que j’aurais volontairement admis. Non, il dresse une diatribe hystérique contre le «royaume chérifien», le makhzen, le caïd d’Aït Zaïr, le Chaouch de la mairie de Taounat, le tutti quanti et bien sûr le Palais royal. Il accuse le royaume de lâcher Villepin, «l’enfant du pays». Le contenu de ma chronique, exécution d’une directive chérifienne, en est la preuve. Le tout profite à Sarkozy à qui le Maroc fait dorénavant des yeux de chimène. On n’est pas dans la spéculation. C’est un Delirium Tremens. De deux choses l’une, ou il faut que l’auteur de cette hallucination change de moquette ou il doit arrêter de la fumer. L’auteur est visiblement un connaisseur de l’actu du pays. Un Français de souche, observateur averti du Maroc ? Peut-être ? Mais il est plus vraisemblable qu’il soit, comme je le subodore, un Maghrébin de France ? Dans ce cas, il fait certainement partie de ceux qui détestent le Maroc s’il n’appartient pas à ceux qui sont atteints de  «la haine de soi» parce qu’il en est originaire. Ce qui est sûr, c’est que tout dans sa logorrhée transpire, à grosses gouttes, un militantisme haineux contre le Maroc. De Villepin n’est que le larron que fait l’occasion. J’aurais compris si le messager s’était contenté d’adresser son récital délirant au journal ou à moi-même, y compris avec son pseudo. Non, Il s’est empressé de balancer son texte dans la toile, sur un site connu pour son gauchisme alternatif. Anonymement. Un mystificateur se dissimule donc derrière le mystérieux
Il y a quelque chose qui me répugne dans la veulerie des cybermilitants. Ils donnent des leçons, au monde entier, du haut de leur écran. Mais ils portent en bandoulière une lâcheté sans nom, qu’ils dissimulent, avec ravissement, sous le clavier de l’ordinateur. Mon texte est sévère mais il est signé. Mon texte est rude avec Villepin. Et alors. Après tout, c’est le Premier ministre de la France. Et donc aussi le mien. Car si le Maroc demeure mon pays de toujours, la France, comme l’auteur du message, est aussi mon pays. De chaque jour. L’injure sous pseudo est trop commode. En particulier quand il s’agit de puiser les arguments, dans la lecture de Tuquoi allégrement cité et qui, lui, en revanche, se permet de cracher à longueur d’articles et de livres sur le Maroc. Dis-moi dans quelle fosse sceptique tu respires et qui t’inspire…et je te dirais qui tu es.
Mes textes sont écrits de Strasbourg et non pas de Rabat. Personne ne me les susurre. “Aujourd’hui le Maroc” est un espace de liberté et j’ai ma conscience pour moi. Elle seule me censure. C’est me faire trop d’honneur que de donner à mes chroniques des vertus diplomatiques. Pour cela, il y a plutôt lieu de toquer sur la porte de Benaïssa ou Taïb Fassi Fihri.

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