Les enfants prodigues…

Les enfants prodigues…

En effet, nos compatriotes de l’étranger, qui ont publié un ouvrage au cours de l’année 2009, seront les invités du SIEL : une fois encore le « CCME », Conseil consultatif des Marocains de l’étranger s’engage dans une initiative judicieuse. Que de chemin parcouru depuis le temps où les « écrivains-stars » de langue étrangère – et notamment de langue française – étaient des « Marocains du Maroc » qui s’exportaient et – sans nier aucunement leur talent– étaient bien souvent mis en vedette autant pour leur aspect «exotique» que pour la qualité de leur écriture. Aujourd’hui les Marocains de l’étranger, qu’ils soient français, hollandais, belges, espagnols, canadiens… ne sont plus des produits d’import-export, ils sont les enfants et les citoyens du pays où ils vivent, du pays de la langue dans laquelle ils écrivent. Et aujourd’hui beau retour des choses, c’est le pays des racines, le pays des parents, voire des grands-parents, c’est-à-dire le Maroc, qui les accueille tels des enfants prodigues. Leurs écrits, d’ailleurs, ne font pas tous – loin s’en faut – référence au Maroc ou à l’immigration, ces auteurs(es) abordent aujourd’hui tous les sujets, et la gent féminine, là aussi, il s’agit d’une nouveauté, a investi le domaine de l’écriture tout autant que la gent masculine. Pourtant où qu’ils vivent, quel que soit le sujet abordé, là où ils s’expriment : télévisions, radios, presse écrite, salons du livre, ces auteurs(es) se réfèrent très souvent au Maroc et revendiquent sans ambages leur part de marocanité. Preuve que là aussi, le lien, le cordon ombilical, le patrimoine, le plus souvent transmis par les parents demeurent omniprésents. Les nouvelles générations issues de l’immigration marocaine, à travers le monde, investissent tous les domaines : du show-business à la politique, en passant par l’entreprise ou l’écriture. Rien ne leur est donné, rien pour eux n’est acquis, ils doivent «s’imposer» à force de volonté, de «rage de vaincre», de ténacité… Si je peux me permettre un vœu, c’est que nombreux soient les jeunes Marocains du Maroc à aller voir ces Marocains du monde, lors du Salon du livre la semaine prochaine, certes – bien sûr – pour y parler littérature, écriture, idées… mais aussi y prendre un grand bol « d’envie » ! Envie de s’exprimer, envie de dire, envie de faire circuler le débat, envie de confronter des idées, envie «d’oser» ! Ces jeunes Marocains de l’étranger peuvent être en quelque sorte des «miroirs» pour nos jeunes du Royaume. Une possibilité d’échanger et d’apprendre d’eux sera grandement facilitée par cette proximité et ce cousinage.

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