L’esprit de famille

Enfin une bonne nouvelle dans notre monde sportif qui n’a connu que des mauvais. L’IAAF a décidé d’attribuer au Maroc l’organisation des championnats du monde d’athlétisme catégorie cadet pour 2005. c’est qu’une bonne nouvelle parque des championnats du monde ne court pas tous les jours entre nos murs surtout en ces temps de vaches maigres. Il est vrai aussi que certains esprits malveillants diront que le Maroc n’avait pas de concurrents dans cette candidature. Sauf que toute compétition mondiale qui se déroule au Maroc constitue un bon point pour la réputation de notre pays  et ce dans plusieurs domaines. Sauf aussi que l’organisation de ces championnats du monde à Marrakech est une première en Afrique et, à peine, la quatrième édition depuis sa création en 1999. C’est dire qu’Aouzal et compagnie ont tout à fait le droit de jubiler surtout quand un comité provisoire réussit ce gageur. La première leçon à tirer de ce succès, c’est qu’il arrive juste quelques semaines après que la famille de l’athlétisme a entamé une réconciliation salvatrice. Certes tout n’est pas au beau fixe dans ce milieu difficile où les susceptibilités des athlètes entre eux s’ajoutent aux sempiternelles rivalités entre les dirigeants et les entraîneurs. Cette mentalité ne date pas d’aujourd’hui, ni d’hier mais elle remonte aux plus années de l’athlétisme depuis sa renaissance en début des  années quatre-vingt. On ne va s’amuser à remuer le couteau dans la plaie mais, il faut que cessent ces tiraillements inutiles et absurdes entre athlètes anciens comme les nouveaux. Aussi bien le président Aouzal que le DTN Daouda, doivent s’atteler à assainir ce climat pour que l’esprit de famille prime sur toute autre considération. L’athlétisme national avec Aouita, Nawal, Boulami, Skah, Boutayeb, Bidouane et tous les autres a tellement donné une belle image de notre pays, qu’il faut se faire un devoir absolu de le conserver. Les prouesses de ces champions hors pair à travers les pistes du monde entier depuis les deux médailles d’or de Los Angels, ont accentué la fierté des Marocains et ont fait vibrer les cœurs de tout un peuple. Le fait que feu S.M. le Roi Hassan II ait déclaré publiquement que l’athlète Aouita a fait mieux connaître son pays que ne l’aurait fait un chef d’Etat, est un testament royal qu’il faut respecter. Autrement il faut que les dirigeants, les athlètes, les techniciens et la presse veillent à la pérennité de cette discipline par le travail, la rigueur, la discipline et l’esprit de famille. Autrement aussi, il faut se départir de cet égocentrisme contagieux, de cette complaisance maladive et mercantile pour ouvrir ensemble une nouvelle page de l’athlétisme national. Comme tout sport, l’athlétisme commence par les clubs qui sont les véritables pépinières, il est primordial que la fédération leur accorde la priorité de ses actions. C’est vers ce sens qui passe aussi par l’assainissement des ligues et leur redynamisation que l’athlétisme national doit aller avec des objectifs dûment planifiés.

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