Mieux vaut en rire : Casa ya Casa

Mieux vaut en rire : Casa ya Casa

Casablanca possède 1.000 visages. C’est normal : elle est le fruit de – au moins– 1.000 métissages qui continuent de nous donner des milliers de brassages. Casa est à la fois unique et multiple. Il y a Casa la belle et Casa la rebelle, Casa la lève-tôt et  Casa l’insomniaque, Casa la sage et Casa la volage, Casa la prolétaire et Casa la dépensière, Casa la pudique et Casa l’extravagante,  Casa la morale et Casa la pègre, Casa la muette et Casa les décibels, Casa nickel et Casa poubelle, bref, en un mot comme en 1.000, Casa la blanche et Casa… Negra.

Casablanca se réveille aujourd’hui avec une immense gueule de bois comme si elle avait la fête toute sa vie. Ce n’est pas totalement faux, mais ce n’est pas non plus totalement juste. Casablanca s’amuse et s’ennuie depuis toujours.  Mais, pour elle, toujours, c’est juste hier, ou, bien si vous préférez, avant-hier. On a beau dire, Casablanca n’est pas si ancienne que ça. Personnellement, et comme mon nom ne l’indique pas forcément, je ne suis pas, comme on dit, «un vrai Casablancais». Oui, mais, d’abord, est-ce que ça existe «un vrai Casablancais» ?

Quand on consulte les livres d’histoire, on constate justement que l’histoire de Casablanca date du dernier siècle, ou, si vous préférez, de l’avant-dernier siècle. Vous voyez, on n’est pas très loin d’avant-hier. Auparavant, nous étions dans un immense espace rural et agricole, pratiquement vierge et presque sauvage. Ce que j’écris là n’a rien de péjoratif, bien au contraire. Je suis sûr que ça va froisser beaucoup de «vrais Casablancais» ou prétendus tels – j’en connais pas mal et certains et certaines me sont même très proches– mais l’Histoire est têtue, et la géographie l’est encore plus.

Tout ça pour dire que si on trouve aujourd’hui que Casablanca est plutôt mal en point, il y a des raisons qui remontent à très loin. Enfin, pas si loin que ça. Si je devais résumer ce premier volet, je dirais que nous tous et nous toutes, autant que nous sommes, et de quelque catégorie sociale dont nous sommes issus, ou de quelque point géographique d’où nous sommes venus, nous sommes, plus ou moins, les enfants adoptifs de Casa l’éternelle. Donc, à mon avis, ceci pourrait expliquer cela. Dans le 2ème volet de cette si peu savante analyse, j’aimerais dire 2 ou 3 mots sur la gestion peu brillante de nos pauvres et malheureux élus. C’est vrai, ils ne sont pas tous malheureux, ni encore moins pauvres, mais ce n’est pas là mon propos.

Quand je lis et j’entends ça et là tous les griefs qu’on leur reproche, parfois à juste titre, j’aimerais juste rappeler un point qui est, de mon point de vue, absolument essentiel, à savoir que tous ces gens-là, ou bien, si vous préférez, la plupart de ces gens-là, sont arrivés là par des chemins qui n’ont de démocratique ni les méthodes, ni les moyens ni encore moins le scrutin. Beaucoup d’entre eux ont payé si cher leur place de «défenseurs du peuple» qu’ils doivent piquer dans la caisse durant tout leur mandat pour espérer rembourser au moins leur mise. Oui, bien sûr, j’exagère et je caricature, mais c’est juste pour qu’on relativise l’importance de leur rôle, et qu’on ne perde pas de vue leur irresponsabilité originelle.

Un mauvais élu n’est pas mauvais parce qu’il ne sait pas gérer, mais parce que, depuis le début, il n’était pas motivé pour le faire. Et si cet élu est si mauvais, c’est aussi parce que c’est un mauvais électeur qui a voté pour lui. Et ce mauvais électeur c’est vous, vous, vous et même moi aussi, même si moi, je n’ai pas voté, mais je n’en suis pas pour autant très fier. D’ailleurs, ne serait-ce que pour ça, je ne devrais pas trop l’ouvrir. Maintenant, si je devais conclure, je ne dirais qu’un seul mot : Basta ! Franchement, Casablanca mérite beaucoup mieux. Vrai ou faux ?  A bons électeurs et bonnes électrices, salut !

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