Mieux vaut en rire : L affaire est dans la poche

Mieux vaut en rire : L affaire est dans la poche

Tout le monde ne parle que de ça : la rentrée s’avère rude pour tous et très peu arrivent à s’en sortir. Je ne vais pas trop insister sur les raisons conjoncturellement structurelles – ou structurellement conjoncturelles –  de ces difficultés éternelles, mais le trio explosif « Ramadan-vacances-rentrée scolaire » n’arrange pas du tout les affaires de la majorité de nos compères. Et encore, je n’ai pas ajouté le 4ème larron, en l’occurrence le fameux affreux mais néanmoins délicieux mouton qui, paraît-il, montre ses cornes dans le bol de harira le premier jour du carême. Bref, ce n’est pas la joie.

Bien entendu, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne, loin s’en faut, et il y a une jolie minorité qu’on appelle à juste titre le beau monde car, à les voir bien vivre, on a l’impression qu’ils vivent sur une autre planète. Ceci dit, je viens moi-même de rentrer après quelques jours de vacances dans le merveilleux nord du Maroc où j’ai laissé les entrailles de mes poches désormais dégarnies, et je puis vous assurer pour l’avoir vu de visu que même ces gens-là commencent sérieusement à la sentir, cette fameuse crise.

Bon, je n’irais pas jusqu’à dire qu’ils crèvent la dalle, mais j’ai bien vu qu’ils mettent beaucoup plus de glaçons dans leur verre de Blue Label et qu’ils fument leur cigare Havane parfois jusqu’au ¾. Comme quoi, on n’est pas tous sur la même galère, mais on peut dire qu’à chacun sa forme de misère. Revenons maintenant à notre mouton.

Je ne vais pas en parler tout de suite, car c’est un sujet inépuisable pour les prochains jours, par contre j’ai envie de vous parler de tout ce qui va le précéder, et ça a déjà commencé. Comme vous n’êtes pas sans savoir, dame indexation est enfin venue nous voir, et croyez-moi, on n’a pas fini de parler d’elle. Les instigateurs de cette mesure redoutable ont beau tenter de nous convaincre que c’est un moindre mal, et que, dans tous les cas, elle devrait fonctionner avec des hauts et des bas, c’est-à-dire que «ça va monter et ça va descendre», je n’ai pas trouvé grand-monde qui croit à ces balivernes. D’ailleurs, le sympathique ministre qui a été chargé l’autre soir de nous expliquer à la télé les bienfaits de ce supposé balancier, avait bien du mal à nous regarder droit dans les yeux.

Et comme je le comprends! Le pauvre, lui-même ne sait pas ce qu’on va faire de lui, même si on dit et on écrit partout que c’est lui qui serait la cause principale du grand retard de la composition de la nouvelle équipe. Justement, j’y arrive. Franchement, ça commence à bien faire avec cette stupide affaire. Depuis plusieurs jours, on nous annonce chaque jour que ça y est, c’est fait, mais, à ce jour, il n’y a toujours rien et toujours personne. Pourtant, M. Benkirane, comme tout chef d’orchestre qu’il n’est pas tout-à-fait, raconte partout, sourire en coin, que la liste des ministres de son cabinet Benky 2.0 est dans sa poche. D’ailleurs à force de le répéter, il a failli être lynché par ses ennemis jurés, qu’il aime bien pourtant, et qui sont les diplômés-chômeurs.

Ils voulaient probablement lui piquer cette liste avec l’espoir d’y trouver un éventuel bienfaiteur d’embaucheurs de tire-au-flanc peu travailleurs. Blague à part, moi, je veux bien croire à cette incroyable histoire de liste, mais à condition qu’il m’explique pourquoi il s’est tellement énervé quand on lui a sorti cette idée si saugrenue de «gouvernement d’union nationale». Parce que, Monsieur, quand on est si sûr de soi, on ne disjoncte pas, on fait la sourde oreille et on passe. Cela étant dit, je pense sincèrement que trop de temps passe et on n’avance vraiment pas d’un seul pas. Or, la marche de l’histoire n’attend pas. Quant au peuple, il ne perd rien à attendre. Voilà, je n’ai rien dit et je n’ai plus rien à dire sinon vous souhaiter à tous et à toutes une bonne attente et un très bon week-end.

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