Mieux vaut en rire : Où va notre justice au juste ?

Mieux vaut en rire : Où va notre justice au juste ?

Normalement, je ne devrais pas aborder un tel sujet dans un rayon qui se veut  amusant, donc, léger, donc dérisoire. En principe, la justice est un truc trop sérieux pour être laissé entre les mains de billettistes en mal de plaisanteries comme moi, mais au vu de ce que je vois, elle ne devrait pas être laissée non plus dans celles de certains magistrats. Vous avez bien vu que j’ai écrit «certains» et pas «tous» les magistrats, car je présume qu’il y en a bien qui font honnêtement leur boulot, et nous n’avons ni à les en remercier  ni à les en féliciter car, au fond, ils sont payés pour ça. Si eux ou les autres pensent qu’ils ne le sont pas assez, ils n’ont qu’à changer de métier, ou bien, comme  le font d’ailleurs si bien certains d’entre eux, ils n’ont qu’à protester et revendiquer, et je serais volontiers avec eux. Franchement, et bien loin de tout cynisme ou toute démagogie, je n’aimerais pas être  à la place de M. Ramid, notre ministre de la justice, auquel on a fourgué en plus le lourd dossier des libertés. D’abord, il faudrait qu’on reconnaisse que ce département  n’est pas un cadeau pour lui, et en plus, ce n’est pas lui qui l’a mis dans cet état-là.  Si on veut  être honnêtes, on doit avouer  que ce ne sont pas seulement les divers responsables qui se sont succédé à son chevet qui en sont responsables, mais beaucoup d’autres qui se reconnaîtront. Sans oublier les milliers, voire les millions de citoyens qui ont contribué par leur laxisme béat ou par leur graissage de pattes, à faire que cette justice soit si souvent si injuste. Si j’ai tenu à en parler aujourd’hui, c’est parce qu’il y a au moins deux affaires qui font la Une de nos journaux depuis plusieurs jours. Je vais commencer par la plus sulfureuse pour l’évacuer  aussi vite que possible. En vérité, j’en avais déjà parlé dans un précédent billet, mais je suis obligé d’y revenir aujourd’hui parce qu’elle est en train de renaître de ses cendres d’une manière encore plus brûlante qu’avant. Il s’agit de l’affaire appelée par certains confrères plaisantins : «L’affaire du DSK marocain».  Bien sûr, c’est cet honorable parlementaire doublé de président de commune – comme quoi, parfois, ce n’est pas conseillé d’être cumulard – qui aurait violé une «honnête» fonctionnaire, lui aurait fait un enfant, et aurait nié et renié le tout. Or, après avoir été condamné en première instance par un an de taule ferme, il a été déclaré innocent à l‘appel. Pourtant le test de paternité par ADN s’était avéré positif. C’est d’ailleurs ce qui a poussé la présumée victime et néanmoins vraie maman à demander la réouverture du dossier. Et que décide alors notre si juste magistrature ? Si jamais le procès est repris, elle serait poursuivie pour «fassad», traduisez, prostitution active !  Je ne m’y connais pas du tout en droit, mais je pense que ce type de chantage ne doit pas être très orthodoxe. En tout cas, si ça devait arriver, ses initiateurs ne l’emmèneront sûrement pas au paradis. L’autre affaire est encore plus vilaine. On raconte qu’un citoyen de Midelt aurait été obligé par un des adjoints du procureur de la ville d’embrasser ses souliers pour se faire pardonner je ne sais quel crime de lèse-substitut. Le citoyen en question est un simple carrossier, mais je ne crois pas que ce soit une raison suffisante pour l’humilier ainsi. Vraiment, il y a des coups de pieds qui se perdent ! Je ne sais pas si cette histoire est vraie, mais si elle l’est réellement, ça serait la preuve que notre justice est descendue bien bas, et qu’il est temps de réagir, ou, au moins, de relever le débat.
En attendant, prions et agissons pour que tous les innocents retrouvent leurs justes droits et les coupables leurs justes châtiments.
Bon week-end  à toutes et à tous sauf… les autres.

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