Mieux vaut en rire : Quand l’espoir fait rire…

Mieux vaut en rire : Quand l’espoir fait rire…

En ce début d’une nouvelle année qui n’en finit pas de démarrer, je me dois d’abord, étant désormais votre invité forcé, de vous présenter mes vœux les plus sincères de santé, de joie, d’argent, bref, de tout ce que vous voulez. Après tout, chacun a envie de vivre la vie qui lui chante, pourvu qu’elle ne soit pas trop galère. Dit comme ça, ça ne veut peut-être pas dire grand-chose, mais ceux et celles qui sont concernés, c’est-à-dire qui sont poursuivis constamment par le mauvais sort au point qu’il ne leur laisse souvent aucune porte de sortie, eux et elles savent de quoi je parle. Bon, maintenant, je ne vais quand même pas vous plomber l’ambiance alors que l’heure est au doux optimisme et à la bonne espérance. En fait, quand je dis l’heure, je m’avance un peu trop car je vous avoue franchement que je ne sais pas encore, et je suis sûr que personne ne le sait non plus, quel est le jour où tout ça va enfin voir le jour. Pour l’instant, on se contente de scruter l’horizon avec l’espoir de voir bientôt venir le radieux avenir. Et puisqu’on est dans la phase rêveuse de contemplation et d’attente évasive, on en profite pour lever le regard vers le ciel insolemment bleu, les yeux larmoyants, pour le supplier de pardonner tous nos péchés et de libérer ses merveilleuses gouttes bienfaisantes pour que ce bled béni et ses habitants tous unis puissent, enfin, se mettre au boulot. Non, je ne plaisante pas. Je pense que depuis l’arrivée aux commandes de notre nouveau gouvernement, et à sa tête les nouveaux arrivants qui ne nous veulent que du bien — que Dieu les récompense de leur générosité — tout le monde ici attend … le messie. Si, si, je vous assure. Personne ne veut plus bouger le petit doigt, en se disant que, ma foi, pourquoi se fatiguer les phalanges et, encore moins, les méninges, puisque nous avons des gens tellement sympas pour faire tout ça à notre place. Alors, en attendant… on attend. On attend que tous les bienfaits du changement, justement, nous tombent du ciel, au sens le plus grand et le plus large du terme. Il faut dire, entre nous, que ces gens si sympas qui nous veulent du bien ici, et même au-delà, nous ont promis depuis tellement de temps, tellement de choses gracieuses et délicieuses ici, et même au-delà, que nous n’avions qu’une seule envie, c’est les voir à l’œuvre et donc, pour cela, de les mettre à l’épreuve. Et, c’est ce que fut fait. Et, depuis… on attend. Chacun, ou chacune, attend… L’un, de trouver enfin le bon boulot avec le bon salaire qui va avec; l’autre, la belle maison, avec la belle cour ou, pourquoi pas, le beau jardin, qui va avec. Une autre encore – rigolons un peu – ferme les yeux pour pouvoir enfin voir le prince charmant arriver sur son cheval blanc pour la porter au firmament… Je connaîs même quelqu’un — en fait c’est le père de ma bonne, pardon, de ma femme de ménage — qui n’a pas quitté une seule minute son douar depuis que son fils lui a dit que le patron de nos vaillants mousquetaires avait l’intention de passer prendre le thé chez tous ceux qui l’ont fait monter. Vous savez, moi, je veux bien croire tout ce qu’on veut, mais j’attends juste de le voir pour le croire. Sinon ? Eh bien, sinon… je vais voir.

Bon week-end les optimistes.

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