Mieux vaut en rire : Qui rêvera vaincra !

Mieux vaut en rire : Qui rêvera vaincra !

Historique ! Phénoménal ! Formidable! Aucun qualificatif ne pourrait qualifier à lui seul cette victoire incroyable et pourtant tout à fait vérifiable du Raja de Casablanca appelé, à juste titre, «Raja Mondial», contre l’équipe de l’Atletico Mineiro qui n’est ni espagnole ni encore moins mineure, mais bien brésilienne, c’est-à-dire du pays de Pelé, de Garrincha, de Vava, de Ronaldo et, bien sûr, de Ronaldinho, qui, lui, était bien présent à Marrakech en chair, en os et avec toutes ses toutes nouvelles dents. 

Et à propos de Ronaldinho, je tiens, en votre nom et au nom de tous ceux et toutes celles qui ne m’ont donné aucune procuration, à m‘excuser pour la séance de déshabillage que lui ont infligée en direct certains joueurs rajaouis qui se reconnaîtront sur la vidéo qui a été mise en ligne tout de suite après ce hold-up d’un genre tout-à-fait nouveau.

Je sais bien que qui aime bien dépouille bien, mais quand même… Messieurs, un peu de tenue !… Vous savez, moi j’avais vraiment peur qu’ils partent loin dans cette opération de défeuillage car ils ont  commencé par les pieds, et ils auraient pu parfaitement continuer pour terminer avec… le dentier. A part ça, il n’y avait absolument rien à dire.

Qu’on soit Rajaoui ou pas, footeux ou pas du tout, le merveilleux spectacle qui a été offert par les verts a séduit tout le pays pour ne pas dire toute la nation. Moi qui ai horreur du consensus et qui déteste l’unanimisme, j’y ai baigné avec délectation mercredi soir jusqu’au cou et même encore plus haut.

J’avais le sentiment que ce soir-là, les Marocaines et les Marocains ne formaient plus qu’un et un seul. Il n’y avait plus ni majorité ni opposition, ni parlement ni gouvernement, ni Chabat ni Benky, ni bidonville ni Californie, ni syndicats ni partis, ni crocodile ni bourricot, ni diplômés-chômeurs ni cause des travailleurs, ni hommes ni femmes, ni jeunes ni 3ème âge, ni ministres ni mineurs, ni loi de Finances ni budget, ni amnistie fiscale ni sanctions pénales, ni baisse d’impôts ni augmentation de taxes, ni islamistes ni communistes (en vérité ceux-là ont disparu depuis longtemps), ni réactionnaires ni socialistes (idem) et, bien entendu, pour finir,  il n’y avait plus ni Rajaouis ni Wydadis. Nous étions devenus, le temps d’un match fabuleux, tous verts et toutes vertes. D’ailleurs certains sont même allés jusqu’à proposer d’éliminer l’équipe nationale de foot – laquelle, entre nous, est déjà éliminée –  et la remplacer tout simplement par celle du Raja de Casablanca.

Je puis vous dire que cette proposition un peu saugrenue mais pas insensée a fait rougir de rage beaucoup de concernés et pas seulement du côté du Wydad. Toujours est-il, des victoires et des fêtes comme ça, on en redemande ! Battre une équipe du Brésil, tout le monde l’a rêvé et le Raja l’a fait. Alors que demande le peuple ? Justement, puisque vous me le demandez, le peuple, messieurs, demande la victoire contre…

le Bayern de Munich ! Et oui ! Pourquoi pas ? On rêve, on rêve, alors poussons le rêve jusqu’au bout ! Après tout qu’est-ce qu’on perd à vouloir gagner tous les matchs en battant tous les meilleurs clubs du monde ? A l’heure où les temps sont plutôt difficiles et où le défaitisme est devenu une nouvelle nature, vouloir gagner, et réussir à le faire, il n’y a rien de mieux pour recharger les accus, remettre le train sur les rails, et repartir de plus belle pour de belles aventures de développement économique, d’épanouissement politique et de progrès social. Comment? Je rêve ? Et alors ?

Je fais comme les verts. Après tout, qu’est-ce que je perds ? En attendant tout ça, donnons-nous rendez-vous pour samedi, et crions-tous : dima dima verts, dima dima rêve !
Très bonne finale et très bon week-end victorieux.

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