Mieux vaut en rire: Recherche classe politique désespérément…

Mieux vaut en rire: Recherche  classe politique  désespérément…

Oui, on a beau dire que nous avons la chance de vivre dans un pays merveilleux, un pays béni des Dieux, un pays où il fait bon vivre, un pays où soleil cohabite avec neige, plaines avec montagnes, plateaux avec verdure, collines avec vallées, sans parler des milliers de kilomètres de côtes qui nous nourrissent de poissons et d’iode.

Oui, on peut continuer de se gargariser de grands mots en se rappelant que nous avons 14 siècles d’histoire et même beaucoup plus, que cette longue histoire fait de nous un peuple riche de culture, nourri  de diversité, pétri de tolérance…

On peut en rajouter encore en parlant des grands hommes et des grandes femmes qui ont combattu pour que ce pays devienne ce qu’il est devenu aujourd’hui, un pays ancien mais en même temps d’une fraîcheur juvénile, et que ce peuple soit ce qu’il est aujourd’hui, un peuple qui puise sa légitimité dans ses racines multiculturelles originelles judéo-arabo-islamo-africaines tout en ouvrant les bras aux cultures proches et lointaines, authentiques et modernes. Oui, on a beau se répéter tout ça tous les matins et tous les soirs comme une litanie en continu,  et même si on finit par le croire vraiment et même par s’en convaincre, il arrive, chaque jour, qu’un déclic nous fasse voir la réalité bien autrement.

Et ce déclic est déclenché à chaque fois par ces images et ces sons que nous voyons ou nous entendons chaque jour, parce que nous ne pouvons pas y échapper. Et ces images et ces sons, c’est ce que nous recevons à longueur de journées et de soirées depuis toujours et surtout depuis ces derniers jours qui coïncident comme chaque année avec ce qu’on appelle ici et ailleurs « la rentrée politique », et qu’ici, à mon avis, n’a rien à voir avec le sens qu’on lui donne ailleurs. Franchement, est-ce que vous croyez qu’en organisant ça et là, à la radio et à la télé, en invitant des hommes ou, beaucoup plus rarement des femmes, politiques, des émissions où on râle plus qu’on parle, on entend plus qu’on écoute, on attaque plus qu’on défend, on se dispute plus qu’on discute, bref, où chacun fait son cinéma, lit ou crie sa réplique, demande la parole pour ne rien dire, ou dire ce qu’il a mille fois redit et souvent mal dit… 

Mais de quelle rentrée on parle ? Peut-être de ce qu’on appelle à juste titre chez nous : «de la rentrée et la sortie dans la parole». Pas plus. Le meilleur exemple que je pourrais vous donner c’est ce sont ces deux émissions sur cette fameuse rentrée qui n’en est pas une, et qui ont été diffusées, et en direct s’il vous plaît, successivement sur nos deux vénérables chaînes nationales : Al Aoula et 2M pour bien les nommer. Je vais zapper la première ne serait-ce que parce que les participants ne planaient pas très haut (contrairement à l’unique participante, qui, même si elle fait partie d’un parti plutôt effacé, a brillé et par son charme et par la pertinence de ses propos). Comme quoi, on peut être femme et de droite, et être mieux que beaucoup de mecs, y compris de gauche. Venons-en maintenant à la 2ème et que vous avez été probablement parmi les millions qui l’ont suivie et qui, j’en suis sûr, avez été, comme moi, très déçus.

D’ailleurs, quand je réfléchis un peu, je me demande pourquoi je continue de me faire toujours des illusions sur notre classe politique qui n’a de politique que le nom, quant à la classe, n’en parlons pas… J’en ai vu des émissions politiques dans ma vie, des vides, des plates, des ennuyantes, des redondantes, des sans-aucun-intérêt, mais comme celle de ce mercredi, jamais! J’avais en face de moi, et pendant 1H30 ou 2H, je ne sais plus – quand on n’aime pas, on ne compte pas – des personnes que je pensais connaître et desquelles, naïf comme je suis, j’attendais des réponses claires à des questions précises, et je n’ai reçu, et je ne suis pas le seul, que des leitmotivs, des arguties, des alibis, des promesses, des satisfecits, et j’en passe et des pires.  Pourtant, ils font partie, pour la plupart, de notre «crème».

Avec tout le respect que je leur dois, j’ai l’impression que cette crème a tourné. Ils représentent les uns la majorité suffisante, les autres, l’opposition arrogante. Oui, vous l’avez compris : ni l’une ni l’autre ne m’a convaincu, même pas un petit chouia. Et moi qui avais décidé de voter pour la première fois, la prochaine fois…  Je suis désespéré, et le pire, c’est que je sais que je ne suis pas le seul…

Mon Dieu, je t’en prie, envoie-nous une vraie classe politique. Amine
En attendant, je souhaite à tous ceux et à toutes celles qui sont vraiment rentré(e) s, un très bon week-end. Quant aux autres…

Un dernier mot sous forme de devinette pour rigoler un peu : Comment dit-on en anglais : «Il lui a demandé : tu connais le savoir ? Il lui a répondu : je sais y ajouter»?

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