Ouverture, toute !

Ouverture, toute !

Quand on me l’a annoncé, je n’en ai pas cru mes oreilles : Mawazine, cette manifestation si décriée, cet événement de toutes les audaces et de toutes les provocations, sans oublier, bien sûr, de toutes les dépenses, bref, le plus grand et plus coûteux de nos festivals, aura bien lieu cette année.  Qu’est-ce que je suis content ! D’abord, je suis content parce que j’adore Mawazine et j’adore ce qu’on y programme. Non, je ne suis pas un grand mélomane, par contre, et comme sûrement beaucoup d’entre vous, je suis un grand voyeur, si vous voyez ce que je veux dire… Il paraît que la soirée de l’année dernière avec Chakira aurait battu tous les records d’audience, sans parler des centaines de milliers de visites plus tard sur Youtube. Quand on connaît la bête (et la belle), on ne peut pas le leur reprocher. D’autres l’ont fait et, c’est la 2ème raison de mon adoration de Mawazine : j’adore Mawazine parce que d’autres, justement, ne l’aiment pas du tout, notamment pour les raisons sus-citées. Ils ne l’aiment pas au point d’en demander l’annulation pure et simple. J’en arrive à mon étonnement du début de ce billet. Je suis sûr que je ne suis pas le seul à avoir pensé tout bêtement que pour des raisons qu’on devinerait aisément, Mawazine serait une des premières victimes des… urnes. Que nenni ! Ce magnifique, onéreux mais si onirique festival est bel et bien maintenu. Comme quoi, la démocratie ça vous change d’avis. En plus, non seulement, il est programmé, mais,  mes ami(e) s, avec quel programme ! Que du bon, du beau, du subversif et du suggestif ! Ceux et celles qui attendaient l’interdiction, autrement dit, la catastrophe, en ont pour leur grade.
Quant à moi, c’est vrai, j’ai toujours été un sceptique chronique, mais, contrairement à bien d’autres, moi, je crois ce que je vois. Et ce que je vois, me réjouit au plus haut point. Point à la ligne ! Vous vous rendez compte ? «Scorpions», un des groupes de Heavy Metal et de Hard Rock les plus célèbres et les plus venimeux au monde, va se produire ici et maintenant ! Enfin, pas tout de suite, mais c’est tout comme. Je continue : Joan Baez sera aussi de la partie. Je rappelle aux oublieux que Joan Baez n’est autre que l’immense chanteuse folk des années 70, celle qui avait enflammé de sa voix envoutante le très libertaire Festival de Woodstock, qui a chanté pour toutes les libertés, et qui a été aux côtés de tous les opprimés dont les célèbres Sacco et Vanzetti, ces deux anarchistes d’origine italienne qui avaient été injustement condamnés  et exécutés dans l’Amérique des années 20. Joan Baez a aujourd’hui 70 ans, mais, la subversion n’a pas d’âge. Le charme, non plus. Quelle magnifique transition, puisque j’ai laissé la plus belle pour la fin : Maria Carrey, avec toute sa blondeur, et surtout, toutes ses rondeurs !  Si ce n’est pas de l’ouverture, ça, ça lui ressemble drôlement. Oui, je sais que certains prétendent que si on l’a invitée, c’est parce qu’elle a appelé un de ses fils «Moroccan», mais, bon,  l’important, c’est qu’elle vienne, qu’elle chante et qu’elle nous enchante. Maintenant, tout en restant dans le registre de l’ouverture qui reste ouverte, je vais vous parler d’un autre « Moroccan » : DSK, celui qui fait beaucoup parler, mais en mâle, est, lui aussi, chez nous. Il ne manque plus que Pierre Perret pour boucler la boucle ; vous savez, c’est celui qui a créé la chanson qui est sur toutes les langues : «Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le…». Non, j e n’ose pas le dire. On ne sait jamais.
Bon week-end les audacieux !

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