Périscope : Guerre Totale

Périscope : Guerre Totale

Israël mène une guerre totale contre les islamistes du Hamas, le principale mouvement activistes radicale palestinien, ciblé quotidiennement par Ariel Sharon, qui n’arrive toujours pas à imposer aux Palestiniens le scénario concocté, en coordination avec l’Administration Bush, pour le Proche-Orient de l’après-guerre d’Irak. Apparemment, ils n’avaient pas une vision politique globale réaliste qui leur permettrait de mettre en place leurs projets. Certaines analyses vont jusqu’ à dire que les Américains avaient été volontairement induits en erreur par des renseignements d’origine tendancieuse. Le Mossad aurait pu agir dans ce sens. C’est ce qui fait dire au chef spirituel de chiites libanais du Hezbollah qu’Israël pouvait être derrière l’attentat qui a coûté la vie à l’ayatollah Baqr al-Hakim, en Irak, en raison de son fort soutien aux Palestiniens et son opposition à l’expansionnisme israélien. La sophistication de la bombe milite dans ce sens, en plus de l’intérêt d’Ariel Sharon à faire de l’Irak un pays déstabilisé et fracturé, pour maintenir le monde arabe dans ses divisions. Les Américains et les israéliens veulent assurer les conditions d’un règlement du conflit israélo-palestinien favorable aux intérêts des colons. L’occupation de l’Irak pouvait y contribuer, car la présence américaine induit des pressions militaires et autres qui pourraient être exercées contre les voisins qui dérangent l’Etat hébreux, à commencer par la Syrie et l’Iran. Le but final étant le changement des régimes de ces pays, le contrôle des mouvements de libération palestiniens, tels le Hamas, le Jihad et le Hezbollah. Le règlement imposé au Proche-Orient serait alors conforme à la volonté d’Israël. Voilà pour les projections. Car, aujourd’hui la situation sur le terrain est toute autre : elle échappe totalement au contrôle. Chaos, attentats et attaques quotidiennes acculent l’Administration Bush, qui était partie en guerre seule, à se retourner du côté des Nations unies, et donc de se défaire d’une partie de leurs objectifs puisqu’elle n’aura plus les coudées franches. C’est un échec retentissant pour les Etats-Unis et leur allié Israël qui ne maîtrisent plus ni le côté militaire, ni l’aspect politique. Il est très difficile aujourd’hui d’en imaginer les conséquences sur la région dans sa globalité, même si le facteur israélien reste déterminant, avec à la clé la mise en échec de la «feuille de route» et l’absence de tout apaisement en Palestine.

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